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Crime

Massacre la saline: Des enquêteurs américains dénoncent la complicité du gouvernement Haïtien au massacre de la saline

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Une enquête des États-Unis sur les droits de l’homme réalisée sur le massacre de novembre 2018, dans un bidonville d’Haïti, pointe du doigt le gouvernement haïtien et soulève des questions sur le contrôle des forces de police de ce pays.

L’enquête sur le règne des bandits de deux jours dans le quartier de la Saline à Port-au-Prince, a confirmé qu’au moins 26 personnes avaient été tuées, certaines, par des haches ou des machettes. La plupart d’entre eux par balles. Leurs corps avaient été emmenés dans des brouettes et abandonnés. pièces inconnues. Les enquêteurs ont déclaré qu’au moins une douzaine de personnes étaient toujours portées disparues.

Le massacre, a déclaré le Royaume-Uni, “soulève de nombreuses inquiétudes concernant les violations des droits de l’homme perpétrées à l’encontre des habitants de la Saline et l’implication présumée d’agents de la [Police nationale d’Haïti] et de responsables de l’État.”

Les victimes étaient âgées de 10 mois à 72 ans et il y avait au moins deux viols collectifs, dont celui d’un jeune homme de 17 ans.

Avant l’attaque des 13 et 14 novembre, le gang Projet la Saline exerçait une domination sur le voisinage et sur les autres gangs du quartier. Il avait aussi le contrôle du marché de Croix-desBossales. Lors de l’attaque, deux gangs du quartier (Chabon et Bwadom) se sont associés à trois autres gangs extérieur à La Saline (Tokyo, Delmas 6 et Pilate) pour le contrôle du marché de Croix-des-Bossales au profil du gang Chabon. Tous les témoignages recueillis indiquent que le gang Chabon et son leader Ti Junior dirigeaient les attaques des 13 et 14 novembre.

Le rapport a été produit par la Mission des Nations Unies pour l’appui à la justice en Haïti et le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Les entretiens ont été menés par le service des droits de l’homme de la mission.

Les enquêteurs ont indiqué que des responsables du gouvernement haïtien avaient exprimé des “réserves quant aux chiffres donnés concernant le nombre de morts rapportés à la suite de l’attaque d’un gang.” Le chef du bureau de l’Inspecteur général de la Police nationale d’Haïti, Ralph Stanley Jean Brice, a également contesté certaines de ces conclusions.

“Il n’y avait aucun officier de police impliqué”, a déclaré Brice au Miami Herald. “Vous aviez deux anciens officiers qui avaient été licenciés et aucune unité de la police n’était impliquée …”

Brice a précisé que la police avait mené deux enquêtes sur le massacre et une troisième sur les raisons pour lesquelles la police n’était pas intervenue (une critique soulevée par les enquêteurs du Royaume-Uni) est en cours. Mais ce que les policiers ont découvert, a-t-il dit, c’est qu’il n’y avait pas de troisième policier, comme le signalait le rapport américain, et que le massacre a commencé bien après la tombée de la nuit le 13 novembre, et non à 15 heures, comme l’ont indiqué les enquêteurs.

“Il faisait sombre. Il y a eu une panne d’électricité à La Saline et les officiers ne veulent pas y aller », a-t-il déclaré, notant qu’il n’y avait pas d’opérations de police dans la communauté. “De plus, nous n’avions pas assez de personnel ou d’équipement pour l’arrêter.”

Bien que les estimations sur le nombre de morts et le moment du massacre varient, les conclusions des enquêteurs sur le déroulement de l’incident sont similaires à celles révélées dans les rapports de deux organisations de défense des droits de l’homme et de la police nationale d’Haïti, selon lesquels plus de 70 personnes devraient être tuées. arrêté pour «actes répréhensibles».

Le rapport, demandé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, arrive au moment où celui-ci se prépare à mettre fin à sa mission de maintien de la paix en Haïti en octobre, après 15 ans, et que le pays voit une recrudescence de la violence meurtrière liée aux gangs et traverse une crise politique. Des organisations de l’opposition, des groupes de citoyens et des chefs d’entreprises et religieux demandent la démission du président haïtien Jovenel Moïse à la suite de son implication dans un scandale de corruption impliquant la mauvaise gestion de milliards de dollars d’économies réalisées grâce au programme pétrolier, PetroCaribe. Moïse a déclaré son innocence et se pronence fermement qu’il ne démissionnera pas.

https://www.miamiherald.com

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Un projet de coup d’État ayant à sa tête Marie Louise Gauthier avorté

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Des membres haut-gradés de la Police nationale et de la Cour de Cassation ont élaboré, sous les ordres des autorités du Département d’État américain, un projet de coup d’État pour forcer Jovenel Moise à quitter le Palais national le 7 février 2021 sous l’égide de l’article 134-2 de la Constitution.

L’idée était de procéder à une arrestation déguisée de Jovenel Moise par les services de sécurité du Palais national. Une arrestation qui conduirait Jovenel Moise à l’habitation Petit Bois, plus bas de l’ambassade américaine.

Selon des informations recueillies auprès des sources fiables, le mandat émis par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire s’acheminerait à l’ambassade américaine pour approbation avant d’arriver aux mains du chef de la sécurité du Palais national, Dimitri Herard. Ce dernier, via des audios sur WhatsApp indiquant une conversation avec Marie Louise Gauthier, confirmait avoir été contacté par des autorités du Département d’État sur le projet de coup d’État.
Après l’arrestation de Jovenel Moise jusqu’à le forcer à quitter le pays, les complotistes procéderaient lundi 8 février à l’installation du pouvoir de transition. Toutefois, ce projet se réaliserait si Jovenel Moise restait au Palais jusqu’au matin du 7 février 2021.

Au courant de ce projet, le pouvoir en place a procédé ce dimanche 7 février 2021, aux environs de deux du matin, à l’arrestation de l’inspectrice Marie Louise Gauthier, le juge de la Cour de Cassation Yvickel Dieujuste Dabrésil et plusieurs autres personnes pour complot contre la sureté de l’État.

Il faut rappeler que ce bras de fer entre le pouvoir et l’opposition sur la fin du mandat du président Moise a engendré ce 7 février un pays en ébullition. Plusieurs personnes gagnent les rues dans plusieurs villes du pays pour manifester contre le pouvoir. Des routes bloquées. Des tirs résonnent partout dans le centre-ville de Port-au-Prince.

Pendant que le pays est au bord de l’explosion, Jovenel Moise se rend à Jacmel pour le carnaval. Jovenel Moise dans un tweet annonce qu’il s’adressera ce dimanche à la nation pour présenter au peuple ayitien le bilan de ses quatre ans au pouvoir. Parallèlement, le président du tiers du Senat Joseph Lambert soutient qu’il va également s’adresser à la nation ce dimanche. Par ailleurs, l’opposition crie haut et fort la fin du mandat de Jovenel Moise ce dimanche 7 février.

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Le propriétaire du Supermarché « Sen Yo La » Jacques Pierre Matilus tué à Delmas 40b.

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Des hommes non identifiés et lourdement armés ont abattu, le propriétaire du mini market « Sen Yo La » à 40 B. Selon les témoins les hommes armés ont ordonné à l’homme d’affaires de monter à bord de leur véhicule aux fins de kidnapping, ce qu’il a refusé de faire.

Refusant de monté à bord d’un Nissan Patrol d’immatriculation Service de l’Etat, les hommes lourdement armés l’ont assassiné de plusieurs balles devant son mini market à Delmas 40B.

Signalons que, la victime a été un cadre au niveau du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes, et serait un potentiel candidat à la députation de l’Estère, sa ville natale. En réponse à cet acte jugé barbare les riverains ont entamé un mouvement de protestation dans la zone.

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Ayiti-insécurité : l’indignation de la population, une tempête dans un verre d’eau

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Les groupes armés jouissant de la défection de l’Etat continuent d’imposer leur loi à la population. Pendant que l’Etat s’endorme en bouffant les taxes chèrement payés par la population, les bandits, quant à eux, travaillent sans relâche pour la terroriser.

Il ne passe pas un jour sans que des gens ne se fassent kidnappés, torturés et tués. Les cris des familles victimes résonnent dans toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ce port au crime nous parfume avec l’odeur des cadavres. Comme si Hadès était à la croisée des chemins, attendant que Libitine vienne le servir de corps d’innocents dans son horrible sanctuaire. Les montres pavanent dans les rues en plein jour. Le crime devient le quotidien amer d’une population désespérée, surtout “inconsciente” de sa propre situation. La zombification semble envahir l’esprit des vivants.

Chaque coin de rue trace un ruisseau de sangs. Et Port-au-Prince, la capitale du crime, devient la ruée des morts ambulantes, attendant que les bandits fassent leur job, celui de les mettre des balles en pleine tête, ou en plein cœur, sous les regards complices de l’Etat. Vivre apparait comme une tragédie d’Homère ou un dilemme cornélien. Même en étant plus imaginatif possible, Shakespeare aurait du mal à trouver de mots pour mettre sur cette tragédie quotidienne.

Dans l’effervescence du désarroi, la peur habite le ventre des pauvres gens devant la toute-puissance des gangs qui chantent le De profundis d’une société en détresse incapable d’invoquer Zeus pour demander secours. Dans l’indifférence la plus totale, l’indécence étatique éclaire les côtés sombres et sanguinaires de nos responsables irresponsables. L’Etat constate la mort de plusieurs personnes, sans pouvoir faire quelque chose, sinon faire des tweets pour exprimer leur mécontentement. Quel mécontentement ! Ou plutôt, quel engagement numérique ! Avec les tweets, l’on marche dans la vallée des bandits, l’on ne craint aucune balle. Quelle assurance !!! On est sauvé.

Même dans sa course quotidienne, l’ange de la mort ne nous fracasse pas, si seulement il consulte Twitter pour voir le dévouement de nos vaillants chefs qui attendent l’éternité pour le coincer.

Face à la complicité de l’Etat ayitien, la société préfère se plonger dans l’inaction, peut-être par peur d’être terrassée par les balles assassines, ou peut-être parce que la vie est trop précieuse pour la perdre pour une cause perdue d’avance.

Trop soucieuse de sa misérable vie, la population manifeste en grande pompe sur les réseaux sociaux, en dénonçant avec des publications exprimant leur extrême indignation. Par-dessus tout, leur révolte. Révolte numérique. De la pure nouveauté. Entachée de sectarisme, cette révolte numérique s’enlise dans une indignation sélective. Chaque vie n’a pas la même valeur aux yeux des clans en question. Chaque clan proteste et affiche son désenchantement au crime, lorsque l’un d’eux est touché. Indignation sélective.

Peut-être que la révolte numérique allait accoucher un résultat, comme ce fut le cas pour le dossier PetroCaribe.  En tout cas, l’indignation de la population ressentie au travers des réseaux sociaux n’a encore ébranlé ni les autorités étatiques, ni les rois de la jungle (groupes armés).

Dans cette caverne où l’illusion se confond avec la réalité, il n’y a qu’un Ogou Feray qui puisse nous aider à traverser le fleuve du Styx, cette route remplie d’épines. Sinon la tempête saccage uniquement le verre. Et la montagne ne fait qu’accoucher d’une souris.

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