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Justice-Faits Divers

« C’est la concurrence qui doit fixer les prix sur le marché, non pas l’État », dixit Frantz Bernard Craan

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Le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Ouest (CCIO), Frantz Bernard Craan, soutient dans une interview accordée à Magik 9, jeudi 15 octobre 2020, que l’État n’a pas le droit de fixer les prix dans une économie de marché. Selon lui, il revient à la concurrence de prendre en charge la question du prix des produits.

Frantz Bernard Craan fait référence, dans sa défense cynique ou naïve des fondements du libéralisme économique, à la fameuse main invisible de Adam Smith. Laquelle coïncidant à une économie de production, alors qu’en Ayiti, il s’agit plutôt, si l’on pourrait dire, d’une économie d’importation.
Pour le président de la CCIO, l’État n’a pas à s’interférer dans les affaires économiques. Il doit laisser le champ libre au secteur privé de faire bon leur semble. Et en tant qu’instance de régulation, l’État serait au-dessus de la mêlée. Conception classique de l’État-nation.

L’État ne fixe aucun prix. Donc, il apparait arbitraire de contraindre une entreprise par rapport au prix de ses produits. L’État a le droit de fixer uniquement les prix du pétrole et du transport public.
Toutefois, Frantz Bernard Craan oublie, ou fait semblant d’oublier, que dans l’économie de marché qu’il défend que ce n’est pas la concurrence qui fixe réellement les prix, mais de préférence le coût de production, pour reprendre un argument de Karl Marx.

Qu’il s’agit d’une économie de marché ou qu’il s’agit d’une économie d’importation, il revient, contrairement à ce que dit Frantz Bernard Craan, à l’État de fixer les prix, conjointement avec le secteur des affaires. Parce que c’est lui qui élabore les droits de douane. L’État fixe les prix, en prenant en compte les frais de transport, de douane et le coût de production de chaque produit. Ce qu’on appelle le prix de revient.

S’il revient à la concurrence de fixer les prix, comment l’État ferait-il pour protéger les consommateurs ? Quel contrôle devrait avoir l’État sur le marché ?
La libre entreprise est le fondement de l’économie de marché, dit Frantz Bernard Craan qui laisse présager que réguler le marché serait une entrave à l’investissement. Pendant que dans cette même entrevue, il signale que le secteur des affaires a signé en 2002 un Code de l’investissement qui fait obligation à l’État de garantir la liberté d’entreprise. Quels sont les fondements de cette liberté d’entreprise ?

À juste titre, il critique le Ministère du commerce qui fait appel à la loi de 1946 condamnant la spéculation illicite, parce que, pour lui, le code de l’investissement a abrogé toutes lois qui lui sont contraires.

« Une monnaie forte ne peut favoriser la compétitivité d’un pays pauvre comme Ayiti. Elle favorise simplement les importateurs, et fragilise les producteurs nationaux, et ce, qu’il s’agit des producteurs nationaux qui produisent pour exporter, ou des producteurs nationaux qui produisent pour le marché local », affirme Frantz Bernard Craan. Des pertes vont être enregistrées si le dollar américain reste tel qu’il est, c’est-à-dire 62-65 gourdes pour 1 dollar, avance le président de la Chambre du commerce.
Ce qu’il oublie de nous dire dans ce débat quand le dollar est extrêmement apprécie, les employeurs disposent moins de dollars américains pour payer plus d’employés.

Licencié en Communication sociale et étudiant finissant , en anthropo-sociologie Journaliste, Rédacteur en chef JeuneHaïti

Justice-Faits Divers

« Moïse Jean Charles, un monstre à déconstruire », selon Edmonde Supplice Beauzile

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Un bras de fer s’est déclaré entre Moïse Jean Charles et des leaders de l’opposition dite démocratique, après que le leader de Pitit Dessalines avait refusé de protester avec l’opposition dans la capitale haïtienne samedi 17 octobre, date marquant la mort du Père de la patrie, Jean Jacques Dessalines.

Dans ce bras de fer, un clash a eu lieu entre l’ancienne sénatrice Edmonde Supplice Beauzile et Moïse Jean Charles. Des dénonciations de travers. Des accusations de tout poils.

Lors d’une interview sur la radio Magik 9 vendredi 16 octobre 2020, Moïse Jean Charles a tiré à boulets rouges sur la présidente de la Fusion Socio-démocrate en lui reprochant d’avoir voté Laurent Salvador Lamothe comme premier ministre. Fait reconnu par la sénatrice. “Mon vote était publique, ce n’est pas un crime”, dit Madame Beauzile.

Ces personnes sont malhonnêtes pour me reprocher quoique ce soit, a évoqué Moïse Jean Charles.

Personne ne peut dire que j’ai participé dans des actes de corruption, affirme Edmonde Supplice Beauzile, ce lundi 19 octobre 2020 sur Magik 9.

Mme Beauzile soutient que Moïse Jean Charles fait le jeu du pouvoir en place. Elle a même révélé la campagne d’aspersion de la plateforme Pitit Dessalines au moment de la crise sanitaire du Covid-19 a été financée par le président Jovenel Moïse.

“Moïse Jean Charles est faux et il fait avaler des coulèvres à des personnes qui ne prennent pas le temps de le connaître”, fustige Mme Beauzile qui traite le secrétaire général de Pitit Dessalines de corrompu.

Son discours anti-impérialiste n’est qu’une farce. Lors d’une séance au sénat sur la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), le sénateur Moïse s’est opposé à moi parce que je constestais le fait que Bill Clinton co-dirige la commission, avance Edmonde Supplice Beauzile.

Mme Beauzile a aussi ajouté que sous la présidence de René Préval, l’ancien sénateur du Nord a reçu une somme de 120 millions de gourdes pour organiser des activités dans des quartiers populaires; activités pour lesquelles Moïse Jean Charles n’a pas encore donné de rapport. Par ailleurs, l’ancienne sénatrice remercie le président Préval d’avoir nommé Moïse Jean Charles comme sénateur de la République.

Si la justice faisait son boulot, Moïse Jean Charles ne pouvait en aucun cas être candidat parce qu’il est impliqué dans la mort de plusieurs personnes à Milot, soutient Mme Beauzile. Par ailleurs, l’ancienne sénatrice remercie le président Préval d’avoir nommé Moïse Jean Charles comme sénateur de la République.

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“Priye pou Grégory ! Femen sekey la ! Kite’l ale”

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C’est pour la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un étudiant est exécuté à l’enceinte d’une faculté alors qu’il réclamait son droit au travail et à la vie. On profane un haut-lieu du savoir. Le pouvoir devient de plus en plus irresponsable, comme le sont ses supporteurs inconscients. On veut purement et simplement anéantir l’autorité du savoir.

Les intellectuels de notre nation digne de leur nom ne doivent pas abandonner les jeunes comme des capitaines qui fuient leurs soldats blessés sur le champ de bataille. La solidarité s’impose.

Grégory est tombé sous les balles assassines d’un agent de l’ordre, chargé de protéger les vies. La vie n’est plus sacrée, même pour ceux qui ont reçu la mission de la faire respecter.

Baignant dans son sang pendant plus de cinq heures sur la cour de l’École normale supérieure, aucun employé du Centre ambulancier national n’est venu à son secours. Aucun soin ne lui a été prodigué. Abandonné comme un chien sans maître, il a fini par rendre l’âme sous les yeux impuissants de ses camarades atterrés. Quel triste sort que celui réservé à la jeunesse d’un pays ! Quelle horrible tragédie humaine que celle de la disparition de ce jeune universitaire, cette semence de l’espoir. Il est parti avec toute l’envie de vivre, après avoir courageusement refusé les malheurs qui lui ont été imposés.

Cette scène d’horreur est celle de la décadence d’une société déchue, sans humanité. L’horreur des jours va se succéder avec son cortège de morts.

Si rien n’est fait dans l’immédiat pour stopper cette machine infernale, d’autres étudiants et professeurs connaîtront le même sort tragique. Il ne fait aucun doute que pour lui et pour tous ceux qui ont été froidement exécutés, l’enquête va se poursuivre et plus rien. Dans une société d’arbitraire et d’impunité, l’État de droit ne peut exister. Aussi devient-il contradictoire d’exiger que la justice soit rendue. Trop de morts, trop de personnes assassinées sans pouvoir espérer qu’un jour justice soit rendue à leurs familles.

Cessez de pleurer quand il n’ y a plus de larmes à verser ! Protestez ! Crachez votre sainte colère ! Dressez la liste des victimes et postez-la à l’adresse des génocidaires et des assassins en attendant que l’État de droit revienne ! Portez le deuil jusqu’à la victoire finale !

“Kite l ale” ne veut pas dire qu’on accepte ce tragique événement avec docilité. “Laissez-le partir” est, pour nous, une façon d’affermir notre espérance dans la rédemption prochaine de notre petite patrie qui doit donner à chacun de nous et à moi-même, une raison de croire, d’espérer. Retrouvons le souffle de nos ancêtres et celui de tous les martyrs !

“Prye pou Grégory, Kite l ale!”. Ramassons le drapeau !

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Le Premier ministre Joseph Jouthe s’excuse auprès de la Cour des Comptes

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En visite à la Cour des Comptes ce vendredi matin, sous la demande du président Jovenel Moise, le Premier ministre Joseph Jouthe présente les excuses du gouvernement aux membres de la Cour.  

« Au nom du gouvernement, nous présentons nos excuses aux membres de la Cour », a dit le chef de la primature. « C’étaient deux mots de trop », estime Joseph Jouthe, en présence du ministre des TPTC. Lors d’un « dialogue communautaire », initiative de la présidence, le Ministre des Travaux publics, Transports et Communications, Nader Joiséus, eut traité les conseillers de la Cour d’incompétents et de sauvages.

« Excuse acceptée », a répondu le président de la Cour, Rogavil Boiguéné, tout en faisant savoir que les mots du ministre des TPTC ont eu l’effet des coups de massue, de tremblement de terre. « Le ministre a choisi de ne pas dire la vérité », a regretté Boisguéné.

«  Je suis un serviteur de la République. La Cour est une institution indépendante et équilibrée », a indiqué M. Boiguéné, avant de procéder à une séance de travail à huis clos avec le Premier ministre, le ministre Joiséus et la ministre de la Santé publique, Marie Greta Roy Clément.

Le président exigeait la tenue de cette rencontre pour revoir le décret portant création à la Cour. La Cour constituerait une menace pour les projets de l’exécutif (la présidence en particulier), a affirmé Jovenel Moise, qui se sent très mécontent et remonté eu égard aux avis défavorables accordés à ses projets par la Cour.

Source Le Nouvelliste

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