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Décret du 21 mai 2020, une véritable fantasmagorie

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Imagination débordante. Poésie irréaliste. Cynisme d’État. Tout s’imbrique dans le décret du 21 mai 2020 fixant les règles générales de protection de la population en cas de pandémie/épidémie.

Depuis l’apparition du nouveau coronavirus (Covid-19) en Haïti, le pouvoir PHTK évoque des mesures pour lesquelles l’État n’a aucun moyen de les faire appliquer. Très souvent, elles ne cadrent pas avec la réalité sociopolitique du pays. Le pouvoir en place ne fait que copier des mesures prises par d’autres pays pour les plaquer sur la réalité haïtienne. Ce qui fait que la majorité des mesures évoquées durant cette crise sanitaire reste jusqu’à présent inapplicable.

Ce faisant, le gouvernement recourt également à l’imagination, à la fiction pour pondre des mesures. C’est en ce sens que le décret du 21 mai 2020 a vu le jour. Une véritable fantasmagorie ! Et diriger relèverait d’un fait onirique.

Trois mots résument ledit décret de 27 articles: amende, emprisonnement, travail d’intérêt général.

La COVID-19 produit des effets: les uns plus bizarres que les autres.

En Haïti, cette bizarrerie se trouve non seulement du côté de la population qui en majorité refuse de croire à l’existence du virus dans le pays, mais également du côté du pouvoir en place qui fait une gestion catastrophique de la crise sanitaire.

Incapable à sensibiliser la population sur le grand danger que représente la COVID-19, les autorités de l’État utilisent, au travers du décret du 21 mai 2020 qui ressemble en grande partie à une fiction, la prison et l’amende comme moyens pour forcer les gens à respecter les principes hygiéniques.

La prison, l’amende et le travail d’intérêt général pour forcer la population à comprendre le danger que représente la COVID-19.

La force répressive constitue un moyen de sensibilisation, peut-on supposer. Dans ce démiurge, le pouvoir PHTK énumère des articles qui seraient, sans une baguette magique et en dehors de toute imagination, inapplicables.

En effet, l’article 11 stipule: Tout agent de la force publique, qui contrôle l’identité d’une personne, doit porter un masque ou son équipement de protection individuelle protégeant au moins la bouche et le nez et respecter la distance d’au moins un (1) mètre de la personne qu’il contrôle ou toutes autres mesures de lutte contre la pandémie / épidémie adoptées par décret en Conseil des Ministres, sous peine de cinq mille (5.000) gourdes d’amende, de dix (10) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le conseil municipal.

Comment l’application d’un tel article serait possible ? Est-ce un agent de la force publique qui va dénoncer un autre qui ne s’est pas protégé lors de ce contrôle ? Ou est-ce un agent du conseil municipal qui va le faire ?

Un policier accepterait-il de dénoncer un autre en sachant que son collègue va être emprisonné, payé une amende ? Sans oublier que le policier qu’il allait dénoncer passerait déjà six mois sans recevoir son salaire.

Plus fondamentalement, qui va contrôler ceux qui nous contrôlent ? Sachant que des policiers/policières font parfois, dans l’exercice de leur fonction, de l’abus de pouvoir.

Cette fiction se poursuit à travers l’article 18 stipulant que : Toute personne atteinte de la pandémie / épidémie qui partage volontairement le virus avec une autre personne encourt une amende de vingt-cinq mille (25.000) gourdes, sans préjudice des autres peines prévues par le Code pénal.

Comment, en ce qui a trait à la pandémie Covid-19, l’État pourrait savoir qu’une personne a volontairement infecté une autre ?

Est-ce que l’on va s’accentuer sur la date où la personne aurait pu ressentir certains symptômes du virus ? L’État va-t-il déterminer un temps “raisonnable” pour que la personne puisse se rendre à l’hôpital pour se faire dépister par rapport au temps qu’elle se rend effectivement à l’hôpital. En tout cas, l’article paraît flou, et son application fait état d’un billet de 15 gourdes.

L’État accorde un délai de 48 h à toute personne atteinte d’un virus d’aller se faire dépister. Comment une personne saurait-elle qu’elle est infectée de la COVID-19, sachant que le virus peut mettre 4 à 14 jours pour se manifester ? Est-ce raisonnable ces 48 heures?

Mise à part cette idée farfelue, il y a tout un problème sémantique qui glisse dans cet article.

Est-ce qu’une personne pourrait être atteinte d’une pandémie ? Sachant que la pandémie est un mot utilisé pour qualifier la propagation d’un virus, d’une maladie et aussi ses différentes modalités de propagation.

Un pays peut être touché par une pandémie,
mais les personnes sont contaminées du virus qui a atteint le stade pandémique.

En son article 17, le décret interdit le déplacement de toute personne atteinte de la pandémie / épidémie, sauf pour aller à l’hôpital ou sur autorisation accordée dans les conditions prévues par Arrêté pris en Conseil des Ministres.

Et si la personne est asymptomatique, comment pourrait-elle savoir qu’elle est infectée ?

Or, le problème c’est que le décret ne mentionne aucune part que l’État doit procéder en cas de pandémie et d’épidémie à des tests massifs afin d’avoir une idée plus claire et précise sur la situation du virus sur le territoire national.

D’un autre côté, l’article 6 du présent décret interdit tout rassemblement, toute réunion ou toute activité mettant en présence de manière simultanée plus de cinq (5) personnes.

Qu’en est-il des marchés publics ? L’État a-t-il déjà pensé à un plan de réaménagement, de réorganisation de ces espaces afin d’éviter de mettre simultanément en présence plus de cinq personnes ? Dans le pays, plus de cinq personnes pourraient habiter une même chambre. Que devront faire ces personnes pour respecter cet article ? Est-ce que l’État va procéder à l’emprisonnement de ces personnes ?

De la pure poésie. De l’irréalisme, pure et simple. Par dessus de tout, de l’imagination débordante.

Le pouvoir en place veut interdit toute stigmatisation. Une bonne interdiction.

Pourquoi une personne stigmatise une autre parce que celle-ci est contaminée d’un virus ? Qu’est-ce qui est à la base de cette stigmatisation ? Est-ce le manque d’hôpital ? Est-ce la déficience du système sanitaire qui se révèle incapable à prendre soin de la population en cas d’une contamination généralisée ?

Que dit l’Université haïtienne sur ce sujet ? L’Université ne devrait-elle pas être un moyen de support à l’État, au fait à la population, dans ces circonstances ? N’a-t-elle pas l’obligation d’établir le rapport entre l’être haïtien et la maladie ? N’a-t-elle pas l’obligation de fournir à l’État les stratégies pour sensibiliser et toucher la population ?

Ce qui est certain, l’État préfère recourir à la facilité : celle d’exercer la violence légitime. Et à force de trop en abuser, l’on pourrait déboucher sur l’anarchie, le totalitarisme où seule la “vérité étatique” est acceptable.

Par ailleurs, les sanctions prévues par le décret concernent-elles également les enfants de rue ? Allaient-ils être emprisonnés et payés au moins les 3 000 gourdes d’amende prévus par plusieurs articles du décret ? Comment feront-ils pour respecter la distance alors qu’ils sont parfois obligés de se rapprocher pour combattre le froid lors de leur sommeil ? Et le couvre-feu ?

L’on dirait que faire beau apparaît comme une exigence politique en Haïti. Même si ce que l’on fait ne coïncide à aucune réalité sociale. Sombrer dans la quête de l’apparence, tout en donnant l’impression de mettre en valeur son être, paraît malsain et cynique. Cela résume la posture du pouvoir en place en ce temps de crise sanitaire.

Si l’on peut admettre volontiers que l’imagination traduit une réalité quelconque, l’on serait également d’avis que cette réalité n’est pas obligée d’être concrète.

Licencié en Communication sociale et étudiant finissant , en anthropo-sociologie Journaliste, Rédacteur en chef JeuneHaïti

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Un Mbappé brillantissime éclipse le Barça et tue tout espoir de remontada

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L’on n’est pas besoin d’être fan du ballon rond pour entendre parler de ce duel opposant le PSG et le Barça. Ces deux clubs qui ont l’habitude de s’affronter en Ligue des champions. Et l’histoire retiendra que le Barca a été très souvent sorti vainqueur de ce duel qui fait toujours le bonheur des spectateurs de ce sport magnifique.  

Cette année, la roue tourne. Le PSG a beau été secoué mais se qualifie pour le quart de finale de la Ligue des champions ce mercredi 10 mars 2021 avec un nul (1-1) au Parc des princes. 

Et c’est grâce à un grand et brillantissime Kylian Mbappé que PSG doit cette qualification en marquant à lui seul 4 buts pour l’ensemble des deux matchs. Un bouffé d’oxygène pour les parisiens qui attendaient impatiemment ce moment. Surtout après leur grande défaite historique face aux Blaugranas le 8 mars 2017, (6-1) au Camp Nou, après s’être imposé (4-0) à l’aller.

Les fans du Barca croyaient que l’histoire allait se répéter comme on aime dire : les mêmes faits produisent les effets. Mais ils oublient qu’ils n’ont plus Neymar, l’homme de la grande remontada du 8 mars 2017. Ane a farin nan pa vin nan menm sak.

Les parisiens croquent à pleines dents le Barça de la même manière que l’on  mord dans une framboise au beau printemps avec ses 5 buts contre 2 sur l’ensemble des deux matchs de la huitième de finale. 

Assurant le leadership en l’absence de la star brésilienne, Neymar Junior, Mbappé a été énormissime devant un Barça pas au meilleur de sa forme, malgré les efforts de Léo Messi, au match retour, jouant aux cotés des joueurs sans grande motivation.  

Mbappé tue tout espoir de remontada pour les Blaugranas, et sort ses griffes pour bouffer tout cru les poulains de Ronald Koeman.

En course pour le C1 le PSG et le Barça, cette fois sous ses caprices, Fortuna la déesse du hasard a dû enfin remettre pour une fois le Barça à Morphée,  le Dieu du sommeil.

Si tant est que le Barça soit grisé par l’ivresse du score aller , il est maintenant cuit par la chaleur de Mbappé et brûlé  par le soleil de Navas qui a stoppé de fort belle manière un penalty de Messi, envoyant un signal fort aux catalans leur disant qu’ils allaient être éliminés.

Le Barça se laisse emporter par le PSG comme un voilier se laisse emporter par le vent.

Le jeune français a permis au PSG de devenir le premier club français à s’imposer sur la pelouse du Camp Nou en Ligue des Champions depuis 1984.

Si le match aller était comme de l’eau à boire pour le PSG de Mbappé, le match retour était toute autre chose. Les protégés de Pochetino étaient moins performants. Aussi l’équipe était-elle très prenable. Mais le sauveur dieu Mbappé était encore là pour tuer tout espoir d’une nouvelle  remontada des espagnols.

Jero Marie Scolastique PIERRE

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Un projet de coup d’État ayant à sa tête Marie Louise Gauthier avorté

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Des membres haut-gradés de la Police nationale et de la Cour de Cassation ont élaboré, sous les ordres des autorités du Département d’État américain, un projet de coup d’État pour forcer Jovenel Moise à quitter le Palais national le 7 février 2021 sous l’égide de l’article 134-2 de la Constitution.

L’idée était de procéder à une arrestation déguisée de Jovenel Moise par les services de sécurité du Palais national. Une arrestation qui conduirait Jovenel Moise à l’habitation Petit Bois, plus bas de l’ambassade américaine.

Selon des informations recueillies auprès des sources fiables, le mandat émis par le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire s’acheminerait à l’ambassade américaine pour approbation avant d’arriver aux mains du chef de la sécurité du Palais national, Dimitri Herard. Ce dernier, via des audios sur WhatsApp indiquant une conversation avec Marie Louise Gauthier, confirmait avoir été contacté par des autorités du Département d’État sur le projet de coup d’État.
Après l’arrestation de Jovenel Moise jusqu’à le forcer à quitter le pays, les complotistes procéderaient lundi 8 février à l’installation du pouvoir de transition. Toutefois, ce projet se réaliserait si Jovenel Moise restait au Palais jusqu’au matin du 7 février 2021.

Au courant de ce projet, le pouvoir en place a procédé ce dimanche 7 février 2021, aux environs de deux du matin, à l’arrestation de l’inspectrice Marie Louise Gauthier, le juge de la Cour de Cassation Yvickel Dieujuste Dabrésil et plusieurs autres personnes pour complot contre la sureté de l’État.

Il faut rappeler que ce bras de fer entre le pouvoir et l’opposition sur la fin du mandat du président Moise a engendré ce 7 février un pays en ébullition. Plusieurs personnes gagnent les rues dans plusieurs villes du pays pour manifester contre le pouvoir. Des routes bloquées. Des tirs résonnent partout dans le centre-ville de Port-au-Prince.

Pendant que le pays est au bord de l’explosion, Jovenel Moise se rend à Jacmel pour le carnaval. Jovenel Moise dans un tweet annonce qu’il s’adressera ce dimanche à la nation pour présenter au peuple ayitien le bilan de ses quatre ans au pouvoir. Parallèlement, le président du tiers du Senat Joseph Lambert soutient qu’il va également s’adresser à la nation ce dimanche. Par ailleurs, l’opposition crie haut et fort la fin du mandat de Jovenel Moise ce dimanche 7 février.

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Le propriétaire du Supermarché « Sen Yo La » Jacques Pierre Matilus tué à Delmas 40b.

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Des hommes non identifiés et lourdement armés ont abattu, le propriétaire du mini market « Sen Yo La » à 40 B. Selon les témoins les hommes armés ont ordonné à l’homme d’affaires de monter à bord de leur véhicule aux fins de kidnapping, ce qu’il a refusé de faire.

Refusant de monté à bord d’un Nissan Patrol d’immatriculation Service de l’Etat, les hommes lourdement armés l’ont assassiné de plusieurs balles devant son mini market à Delmas 40B.

Signalons que, la victime a été un cadre au niveau du Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes, et serait un potentiel candidat à la députation de l’Estère, sa ville natale. En réponse à cet acte jugé barbare les riverains ont entamé un mouvement de protestation dans la zone.

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