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Politique

Hugues Célestin dévoile le plan de l’ opposition dite active

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L’ opposition souhaite que les choses se fassent autrement dans la cité.

La rupture est le fait d’ un ordre préexistant. Dans l’ histoire, l’ installation d’ un nouveau régime, d’ un nouveau pouvoir, n’ a pu se faire que par la violence ou du moins par la menace de l’ usage de la force.

Comment opérer cette rupture vers un ordre nouveau, quand on sait que le système qu’on veut changer est traditionnellement alimenté par des secteurs dominants de la société, tels : la classe politique, le secteur des affaires, les organisations de la société civile. ect ?

Il ne fait pas de doute que ce système qu’ on veut changer est le résultat de l’ accumulation des bêtises et des échecs de tous les gouvernements qui ont dirigé le pays au cours de ces trente dernières années.

Qu’est-ce qui rend les échoués d’ hier plus légitimes que ceux d’ aujourd’hui à opérer la rupture dans la manière de gérer la République ?
On peut se poser la question suivante:
Pourquoi ceux qui avaient essayé, veulent encore réessayer, et pour quel résultat?

Le renversement de Jovenel Moise n’ est pas synonyme de rupture et n’ implique pas nécessairement une volonté de changement. Nous sommes dans un rapport conflictuel. Il y a des intérêts politiques et économiques qui sont en conflits. L’ opposition et les hommes du secteur économique font pression sur le Chef de l’ État, par toutes sortes de moyens destinés à modifier une situation jugée insatisfaisante pour eux.

Le Président Jovenel se trouve dans cette situation parce qu’il n’ a pas compris que sa gestion du pouvoir crée un déséquilibre préjudiciable aux intérêts de ces hommes habitués aux privilèges que procure l’ État.

Tout le monde se souvient de Rene Préval. On invoque son nom, ce n’ est pas parce qu’il avait influencé positivement l’ État et la société haïtienne mais parce que cet arroseur savait comment utiliser les ressources de l’ État pour confondre ses opposants politiques dans le but d’atteindre ses objectifs politiques.

Préval est un modèle destructeur mais il a une bonne réputation dans la presse haïtienne. On lui avait accordé les funérailles nationales sur les dépouilles des entreprises publiques haïtiennes. Il est passé comme un bon nègre parce qu’il avait apporté du poisson sur la table de l’opposition.

Le Président Jovenel Moise oublie que dans une démocratie de la crasse comme la nôtre, le pouvoir est un atout important. Pour que le pouvoir dure, il faut qu’il soit utile à l’ autre partie, donc à l’ opposition.

Les vocales : Élections, démocratie, alternance politique, ce sont des concepts qui ne veulent rien dire dans le contexte haïtien. L’ État est notre bien commun, on veut qu’il soit partagé en toute équité. Voilà le contenu du mandat présidentiel en Haïti. Tout le reste n’ est que parole.

L’ intervention de Hugues Célestin sur les ondes de vision 2000 ce matin nous a permis de repérer la vraie position de ces hommes sur la dimension conflictuelle de la crise. Il faut qu’on soit lucide pour comprendre les enjeux et découvrir les ambitions des protagonistes.

Cette aile hégémonique de l’ opposition “dite active” a son propre juge de la Cour de Cassation pour assurer la transition politique, le Premier Ministre sortira de cercle très restreint, elle nommera l’ autorité de transition, en remplacement de ce Parlement décrié pour contrôler le pouvoir de transition , en un mot, elle nous dit clairement que cette fois – ci,” tout sera fait par nous et pour nous, et rien ne sera fait sans nous”. Elle consultera au besoin l’ opposition dite “passive” définitivement hors jeu. Bref, elle sera à la fois le pouvoir et l’ opposition. Donc, elle confisque la souveraineté nationale. Cette fraction du peuple se pose comme peuple.
Il existe quand même une Constitution qui précise que la souveraineté nationale réside dans l’ universalité des citoyens (art 58).

Comment les juges de la Cour de Cassation qui sont établis par la Constitution pour assurer l’ empire de la règle droit, peuvent – ils accepter de se faire complices du dysfonctionnement de notre système démocratique?

En effet, comment départager l’ opposition
active de celle dite passive? La bataille pour le “pouvoir ” ne fait que commencer. Il y a nécessité d’ intervenir pour modifier le cours des événements. Ne faut-il pas une intervention extérieure pour casser ce système?

Qui légitime cette commission de passation de pouvoir instituée par l’ opposition? Rien ne fonctionne dans notre démocratie. Nous sommes en effet pour la stabilité et le respect du mandat présidentiel par principe? Mais comment peut-on se faire le défenseur d’ un immobilisme institutionnel qui pretendrait que la volonté populaire est correctement incarnée dans le processus décisionnel démocratique ?

La prise du pouvoir par les élections est importante dans un système démocratique. L’ origine du pouvoir compte énormément en démocratie. Mais ce qui est le plus important, c’ est l’exercice et la qualité du pouvoir. Les gouvernements sont établis par les citoyens pour garantir leur bien être et leur juste pouvoir émane de ces derniers. Toutes les fois qu’un gouvernement passe à coté de ce but, le peuple peut décider de le changer. Le Président Jovenel Moise, en posant le principe constitutionnel selon lequel il a été élu pour un mandat de cinq (5) ans n’ adresse pas les questions du moment. Ce n’ est pas son élection à la présidence du pays qui est contestée, c’ est l’ efficacité de son pouvoir qui est mise en cause par les citoyens. La politique moderne, c’ est d’ abord l’ efficacité, la performance et le résultat. L’ intervention du Chef de l’ État ce midi, a – t- elle été un coup raté ? Qui conseille notre Président ?

Nous sommes dans une grande confusion politique caractérisée par une régression de notre système démocratique.

N’ est – il pas temps de construire une opposition citoyenne, responsable pour répondre aux déficiences des acteurs, tant du coté du pouvoir que de l’opposition ?

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Politique

Haïti carnaval: Mettre le feu aux stands pour défier Jovenel Moïse

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Des personnes hostiles à l’organisation du carnaval ont mis le feu dans plusieurs stands au Champ-de-Mars ce lundi 17 février 2020. Au moment de cette action, certaines d’entre elles, scandent “Jovenel Moïse est un criminel, s’il veut organiser des festivités carnavalesques dans une situation aussi chaotique”.

Nous voulons défier Jovenel Moïse qui se prend pour un tout-puissant, soutient un individu protestataire. Jovenel Moïse devrait savoir que le pays ne lui appartient pas, ajoute un autre individu, furieux de la décision des autorités concernant le carnaval.

Pendant la mise à feu, des agents de la police restent les bras croisés assistant comme tout le monde la situation. Si bien qu’un backup du CIMO constate la transformation du stand de la mairie de Port-au-Prince en cendres.

Malgré cette situation, les pompiers, à quelques mètres du Champ-de-Mars où sont construits les stands, n’ont pas pu intervenir.

Selon des informations, des policiers réclamant la légitimité du syndicat de la police, avaient prédit une telle situation, tout en soulignant leur hostilité par rapport à la sécurité du carnaval.

Nous n’irons pas sécuriser le carnaval, évoquent malheureusement certains d’entre eux, qui seraient obligés d’aller remplir leur fonction s’ils avaient reçu l’ordre.

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Politique

Le secteur démocratique annonce la reprise des mobilisations

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Le Secteur démocratique et populaire, une branche de l’opposition, annonce la reprise des mobilisations pour exiger le départ de Jovenel Moïse.

L’opposition considère le PHTK comme une catastrophe en ce que ce pouvoir participe à vassaliser toutes les institutions de la République à l’aide de son banditisme d’État, soutient le sénateur Nènel Cassy.

Corruption, mensonge, irrespect de la loi, sont autant de points mentionnés par Me André Michel pour qualifier de catastrophique le bilan du pouvoir en place.

Le combat va continuer pour que les responsables des massacres de La Saline, Bel-Air ne resteront pas impunis, a renchéri Nènel Cassy.

Lors d’une conférence de presse en date du 14 janvier, le Secteur démocratique réaffirme son engagement à manifester pour forcer le président à la démission.

L’élu des Nippes rend Jovenel Moïse responsable de ne pas organiser les élections pour renouveler les membres du parlement comme le veut la Constitution.

Nènel Cassy fait savoir à Jovenel Moïse qu’il n’aura pas la possibilité d’instaurer la dictature dans le pays.

De son côté, le sénateur Sorel Jacinthe soutient que la posture du président ne fait que mettre de l’huile sur le feu pour reprendre les mobilisations.

Se disant attaché à l’accord de Marriot, le secteur revendique encore l’établissement d’une conférence nationale, l’élaboration d’une autre constitution, et la tenue du procès PetroCaribe comme fondements de la bataille.

Cet accord stipule que ” nous n’irons pas aux élections avec Jovenel Moïse”, rappelle l’élu des Nippes, qui exhorte les autres élus à démissionner en vue de donner à Haïti la possibilité d’emprunter la voix du changement.

“Il n’y aura pas de stabilité avec Jovenel Moïse au pouvoir. C’est ce que la communauté internationale doit comprendre”, affirme Me. André Michel.

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Politique

Caducité du parlement : Jean Renel Sénatus pointe du doigt le palais national

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Départ de 10 ou 20 sénateurs ? Telle est la question qui agite le débat politique ces temps-ci. La confusion règne. Le dilatoire fait son chemin.

Dans une interview accordée à la radio Vision 2000 le jeudi 9 janvier 2020, le sénateur Jean Renel Sénatus pointe du doigt le Palais national d’être à la base du discours détracteur concernant la fin du mandat des sénateurs.

Ce discours consiste, selon le parlementaire, à faire croire que trois tiers du Sénat partira ce lundi 13 janvier. Sénatus qualifie ce discours d’absurdité méchante ou aveugle en indiquant que le Sénat se renouvelle par tiers chaque deux ans.

Le conseiller du chef de l’État, Jude Charles Faustin, soutient que la présidence n’a qu’à malheureusement constater la fin du mandat des parlementaires, rapporte le Nouvelliste. Le mandat de 20 sénateurs arrive à terme le deuxième lundi de ce mois, a-t-il précisé, en rendant responsables les parlementaires de n’avoir pas voté la loi électorale de 2018 déposée au parlement.
Faisant l’éloge du régime démocratique où prévaut la primauté de la loi, l’élu de l’Ouest avance en ce sens qu’il s’agit simplement d’une provocation des leaders du chaos.

Selon le parlementaire, deux tiers du Sénat resteront en fonction. L’un laissera en 2022. Cette tranche concerne le mandat des sénateurs Youri Latortue, Nènel Cassy, Ronald Lareche, Onondieu Louis, Jean Renel Sénatus, Jean Marie Junior Salomon, Dieupie Chérubin et Guy Philippe si ce dernier était en fonction.

Et l’autre en 2023, qui concerne les sénateurs Patrice Dumont, Dieudonne Luma Étienne, Willot Joseph, Garcia Delva, Rony Célestin, Jean Rigaud Bélizaire, Denis Cadeau, Jean Marie Ralph Phéthière, Wanique Pierre, Joseph Lambert et Pierre Francois Sildor.

Toutefois, Sénatus a hormis de dire que si la loi était aussi claire, ce débat n’aurait même pas eu lieu. Comment des sénateurs, d’un point de vue légal (stricto sensu) comme le revendique Sénatus, peuvent décider (rester ou partir) sur la fin de leur mandat ? Est-ce l’herméneutique du droit qui permet autant d’interprétations qui, très souvent, changent en dilatoire ?

D’ailleurs, au-delà de l’application stricto sensu de la loi, l’on arrive parfois à prolonger le mandat des sénateurs. Or, selon l’article 111.8 de la constitution en vigueur, le président de la République ne peut pas proroger le mandat du parlement ni l’ajourner.

Par ailleurs, l’ancien commissaire du gouvernement fait savoir que la caducité du Senat ne pourrait être effective qu’à partir d’un accord politique qui prend en compte l’échec des pouvoirs d’État en vue de donner une autre direction au pays. Cet accord mettrait fin aux mandats de tous les fonctionnaires d’État.

Malgré le dévouement et l’engouement du sénateur Sénatus concernant l’application stricte de la loi, le parlement avec 10 ou 20 sénateurs ne pourra pas faire grand-chose avec le retrait définitif de la chambre des députés.

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