Connect with us

Politique

L’affaire Garcia Delva et Arnel Joseph, déjà aux tiroirs de l’oubli.

Published

on

Le sénateur Garcia Delva, depuis quelques mois, avait occupé les medias de la capitale dans l’affaire le liant avec le chef de gang en cavale Anel Joseph. On l’a reproché d’être un sénateur de la république et d’appuyer un bandit. De la période allant du 6 au 22 février 2019, le président de la commission Justice et sécurité du sénat, Jean Renel Senatus, avait révélé par des appels téléphoniques que ce dernier était effectivement lié aux manigances du bandit. Mais pour le moment ce dossier semble passer dans l’oubli et comme prononcerait la justice haïtienne « l’enquête se poursuit ! »

Tout a débuté le 30 Juillet 2019, quand le militant des droits humains Pierre Esperance a révélé la complicité du sénateur Garcia Delva avec Arnel Joseph dans un cas d’enlèvement sur Jean Neel Michel et ses deux employés. Le 14 Mars de la même année, selon les propos de la femme de la victime, rapportés par Pierre Espérance, Garcia Delva lui aurait informé qu’il n’avait aucune information au sujet de cet enlèvement alors qu’en réalité, le parlementaire était bel et bien en contact avec les ravisseurs, notamment Arnel Joseph. « Toujours l’enquête se poursuit. »

Le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti, Michel-Ange Gédéon, a confirmé le 31 Juillet, soit 24 heures après les révélations de Pierre Esperance, que les informations relatives à l’implication présumée d’un sénateur dans au moins un cas de kidnapping sont vérifiées à 98%, et que 9 personnes font l’objet d’une enquête dans le cadre de ce dossier. « Encore l’enquête se poursuit. »

Six mois après des révélations impliquant Garcia Delva dans des cas de Kidnapping, ainsi que des rapports avec des groupes de gangs, aucune suite n’a été faite tant au parlement ou le sénateur siège comme vice-Questeur, qu’au ministère de la Justice. Toutefois le senateur de l’Ouest Pierre Paul Patrice Dumond, dans une correspondance adressée au président du grand corps en date du 31 juillet, évoque plusieurs raisons pour lesquelles son collègue de l’Artibonite Garcia Delva, devrait s’abstenir de participer aux séances. Il cite entre autres son implication présumée dans un cas d’enlèvement. Aucune suite légale pour la demande du sénateur Patrice Dumond, de lever l’immunité du senateur Garcia Delva.

On est le 2 Aout 2019, lorsqu’on assiste à un tac au tac entre Garcia Delva et Youri Latortue. Les tourtereaux se dénoncent à tour de rôle, et la population assiste à cette comédie parlementaire. Youri dénonce la complicité du président de la république et de Garcia Delva afin de discréditer l’opposition et affirme que Garcia Delva voulait approvisionner Arnel Joseph qui s’apprêtait à faire une distribution à l’occasion des fêtes de fin d’année. Garcia Delva lui réplique et démens formellement

Le sénateur Garcia Delva, par la suite décide de se retirer du siège du sénat de la république et dit être prêt à être entendu pour apporter de considérables preuves pouvant justifier son innocence. 17 jours après, toujours aucune suite n’est observée malgré la démarche du sénateur de se mettre en disponibilité pour la justice. Pendant que le Directeur General Michel-Ange a confirmé à 98% que le sénateur est de mèche avec le Bandit.

De toute façon, la nation a droit à une vérité. La population a fait son devoir d’aller se présenter aux centres de vote pour choisir ses élus-es. Ainsi, est-il un impératif pour elle de ne pas être dupé par ses mêmes représentants. Que les enquêtes aboutissent à un résultat public de manière équitable.

Actualités

Décret du 21 mai 2020, une véritable fantasmagorie

Published

on

Imagination débordante. Poésie irréaliste. Cynisme d’État. Tout s’imbrique dans le décret du 21 mai 2020 fixant les règles générales de protection de la population en cas de pandémie/épidémie.

Depuis l’apparition du nouveau coronavirus (Covid-19) en Haïti, le pouvoir PHTK évoque des mesures pour lesquelles l’État n’a aucun moyen de les faire appliquer. Très souvent, elles ne cadrent pas avec la réalité sociopolitique du pays. Le pouvoir en place ne fait que copier des mesures prises par d’autres pays pour les plaquer sur la réalité haïtienne. Ce qui fait que la majorité des mesures évoquées durant cette crise sanitaire reste jusqu’à présent inapplicable.

Ce faisant, le gouvernement recourt également à l’imagination, à la fiction pour pondre des mesures. C’est en ce sens que le décret du 21 mai 2020 a vu le jour. Une véritable fantasmagorie ! Et diriger relèverait d’un fait onirique.

Trois mots résument ledit décret de 27 articles: amende, emprisonnement, travail d’intérêt général.

La COVID-19 produit des effets: les uns plus bizarres que les autres.

En Haïti, cette bizarrerie se trouve non seulement du côté de la population qui en majorité refuse de croire à l’existence du virus dans le pays, mais également du côté du pouvoir en place qui fait une gestion catastrophique de la crise sanitaire.

Incapable à sensibiliser la population sur le grand danger que représente la COVID-19, les autorités de l’État utilisent, au travers du décret du 21 mai 2020 qui ressemble en grande partie à une fiction, la prison et l’amende comme moyens pour forcer les gens à respecter les principes hygiéniques.

La prison, l’amende et le travail d’intérêt général pour forcer la population à comprendre le danger que représente la COVID-19.

La force répressive constitue un moyen de sensibilisation, peut-on supposer. Dans ce démiurge, le pouvoir PHTK énumère des articles qui seraient, sans une baguette magique et en dehors de toute imagination, inapplicables.

En effet, l’article 11 stipule: Tout agent de la force publique, qui contrôle l’identité d’une personne, doit porter un masque ou son équipement de protection individuelle protégeant au moins la bouche et le nez et respecter la distance d’au moins un (1) mètre de la personne qu’il contrôle ou toutes autres mesures de lutte contre la pandémie / épidémie adoptées par décret en Conseil des Ministres, sous peine de cinq mille (5.000) gourdes d’amende, de dix (10) jours d’emprisonnement ou de trente (30) jours de travail d’intérêt général à déterminer par le conseil municipal.

Comment l’application d’un tel article serait possible ? Est-ce un agent de la force publique qui va dénoncer un autre qui ne s’est pas protégé lors de ce contrôle ? Ou est-ce un agent du conseil municipal qui va le faire ?

Un policier accepterait-il de dénoncer un autre en sachant que son collègue va être emprisonné, payé une amende ? Sans oublier que le policier qu’il allait dénoncer passerait déjà six mois sans recevoir son salaire.

Plus fondamentalement, qui va contrôler ceux qui nous contrôlent ? Sachant que des policiers/policières font parfois, dans l’exercice de leur fonction, de l’abus de pouvoir.

Cette fiction se poursuit à travers l’article 18 stipulant que : Toute personne atteinte de la pandémie / épidémie qui partage volontairement le virus avec une autre personne encourt une amende de vingt-cinq mille (25.000) gourdes, sans préjudice des autres peines prévues par le Code pénal.

Comment, en ce qui a trait à la pandémie Covid-19, l’État pourrait savoir qu’une personne a volontairement infecté une autre ?

Est-ce que l’on va s’accentuer sur la date où la personne aurait pu ressentir certains symptômes du virus ? L’État va-t-il déterminer un temps “raisonnable” pour que la personne puisse se rendre à l’hôpital pour se faire dépister par rapport au temps qu’elle se rend effectivement à l’hôpital. En tout cas, l’article paraît flou, et son application fait état d’un billet de 15 gourdes.

L’État accorde un délai de 48 h à toute personne atteinte d’un virus d’aller se faire dépister. Comment une personne saurait-elle qu’elle est infectée de la COVID-19, sachant que le virus peut mettre 4 à 14 jours pour se manifester ? Est-ce raisonnable ces 48 heures?

Mise à part cette idée farfelue, il y a tout un problème sémantique qui glisse dans cet article.

Est-ce qu’une personne pourrait être atteinte d’une pandémie ? Sachant que la pandémie est un mot utilisé pour qualifier la propagation d’un virus, d’une maladie et aussi ses différentes modalités de propagation.

Un pays peut être touché par une pandémie,
mais les personnes sont contaminées du virus qui a atteint le stade pandémique.

En son article 17, le décret interdit le déplacement de toute personne atteinte de la pandémie / épidémie, sauf pour aller à l’hôpital ou sur autorisation accordée dans les conditions prévues par Arrêté pris en Conseil des Ministres.

Et si la personne est asymptomatique, comment pourrait-elle savoir qu’elle est infectée ?

Or, le problème c’est que le décret ne mentionne aucune part que l’État doit procéder en cas de pandémie et d’épidémie à des tests massifs afin d’avoir une idée plus claire et précise sur la situation du virus sur le territoire national.

D’un autre côté, l’article 6 du présent décret interdit tout rassemblement, toute réunion ou toute activité mettant en présence de manière simultanée plus de cinq (5) personnes.

Qu’en est-il des marchés publics ? L’État a-t-il déjà pensé à un plan de réaménagement, de réorganisation de ces espaces afin d’éviter de mettre simultanément en présence plus de cinq personnes ? Dans le pays, plus de cinq personnes pourraient habiter une même chambre. Que devront faire ces personnes pour respecter cet article ? Est-ce que l’État va procéder à l’emprisonnement de ces personnes ?

De la pure poésie. De l’irréalisme, pure et simple. Par dessus de tout, de l’imagination débordante.

Le pouvoir en place veut interdit toute stigmatisation. Une bonne interdiction.

Pourquoi une personne stigmatise une autre parce que celle-ci est contaminée d’un virus ? Qu’est-ce qui est à la base de cette stigmatisation ? Est-ce le manque d’hôpital ? Est-ce la déficience du système sanitaire qui se révèle incapable à prendre soin de la population en cas d’une contamination généralisée ?

Que dit l’Université haïtienne sur ce sujet ? L’Université ne devrait-elle pas être un moyen de support à l’État, au fait à la population, dans ces circonstances ? N’a-t-elle pas l’obligation d’établir le rapport entre l’être haïtien et la maladie ? N’a-t-elle pas l’obligation de fournir à l’État les stratégies pour sensibiliser et toucher la population ?

Ce qui est certain, l’État préfère recourir à la facilité : celle d’exercer la violence légitime. Et à force de trop en abuser, l’on pourrait déboucher sur l’anarchie, le totalitarisme où seule la “vérité étatique” est acceptable.

Par ailleurs, les sanctions prévues par le décret concernent-elles également les enfants de rue ? Allaient-ils être emprisonnés et payés au moins les 3 000 gourdes d’amende prévus par plusieurs articles du décret ? Comment feront-ils pour respecter la distance alors qu’ils sont parfois obligés de se rapprocher pour combattre le froid lors de leur sommeil ? Et le couvre-feu ?

L’on dirait que faire beau apparaît comme une exigence politique en Haïti. Même si ce que l’on fait ne coïncide à aucune réalité sociale. Sombrer dans la quête de l’apparence, tout en donnant l’impression de mettre en valeur son être, paraît malsain et cynique. Cela résume la posture du pouvoir en place en ce temps de crise sanitaire.

Si l’on peut admettre volontiers que l’imagination traduit une réalité quelconque, l’on serait également d’avis que cette réalité n’est pas obligée d’être concrète.

Continue Reading

Actualités

De Leslie François Manigat à Père Éternel Loto, un travers politique pour le RDNP

Published

on

De l’intellectualisme à l’amateurisme politique. Un travers pour le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) qui faisait office d’un parti politique priorisant la connaissance et qui comprenait la politique comme une science et une pratique sociale capable de garder le sens authentique de l’humanité de l’être humain. Qui n’avait pas envie d’écouter Leslie François Manigat, ce grand homme qui a marqué et marquera encore l’intelligentsia haïtienne ?

La politique fut cet espace de discussion approfondie sur le bien-être d’une formation sociale; haut lieu pour penser la société.
Depuis la mort de François Manigat, ainsi que les échecs électoraux de Mirlande Manigat, le parti politique RDNP emprunte une voie, tout à fait impensable et inimaginable, dans son histoire avec la propulsion de Éric Jean Baptiste à sa direction.

La propulsion de Père Éternel Loto à la tête du RDNP, pour le moins bizarre et suspecte, explicite le fait que l’argent est au sommet. Et que tout est marchandise, pour citer Karl Marx. L’on peut tout acheter. Ou tout est vendable.
La connaissance, la conscience, la conviction et l’idéologie ne sont que des mots vidés de leur sens, ou qui sont polysémiques. Mais qui à force d’être polysémiques, n’ont aucun sens substantiel.
Comment Éric Jean Baptiste a pu devenir secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP)?

À y regarder de près, l’argent semble être le plus grand support de l’homme d’affaires à un tel parti. Essuyer des échecs après le coup d’État perpétré contre l’ancien président Leslie François Manigat en 1988, fondateur du RDNP, le parti, comme tout autre, qui aspire à prendre le pouvoir afin de mettre à exécution leur projet de société, semble essouffler. Surtout dans une société où le discours des gens dits “intellectuels” est ignoré. L’on peut même dire qu’il y a une crise du discours de la part des “intellectuels” à charmer le peuple lors des campagnes électorales. Leur discours ne coïnciderait pas aux attentes de la population ; ou que le peuple n’arrive pas à comprendre pour se sentir concerner par de tels discours.

Devant ce fait accompli, les autorités du RDNP, trop longtemps écartées du pouvoir, sembleraient trouver une personne en l’occurrence Éric Jean Baptiste qui peut jouer le jeu de la politicallerie. Une politique qui toucherait la population plus que la politique saine tablant sur la raison sociale, sur le nécessaire. En ce sens, le contingent subsume le nécessaire. Et la superficialité constitue le fondement de l’action politique. D’ailleurs, la propulsion de Père Éternel Loto à la tête du parti, engendre un air nouveau, une autre direction. Direction vers la politique ayant pour tablature l’indécence, la superficialité, la contingence. En effet, RDNP emprunte la même voie que les autres partis politiques – PHTK, AAA, etc. pour convoiter le peuple. Et Éric Jean Baptiste, avec ses sommes d’argent, semble à juste titre être un bon joueur pour jouer sur ce terrain où le combat n’a aucun règle. Un terrain, où l’on peut franchir toutes les lignes, d’ailleurs, il semble ne pas en avoir.

L’intellectualité ne fait pas bon ménage avec la logique électoraliste dans le contexte haïtien, peut-on supposer en nous basant sur les échecs de Anténor Firmin face à Nord Alexis, Louis Déjoie face à François Duvalier, plus prêt de nous, François Manigat face à René Préval, Mirlande Manigat face à le fameux Michel Martelly. Pourquoi ? Peut-être qu’une anthropologie politique nous permettrait de cerner les enjeux d’un tel “phénomène”. Il apparaît que la société rejetterait les intellectuels, ou de manière plus large les “scientifiques”. L’on peut surligner à juste titre que le rapport entre la nation haïtienne avec la science n’est pas tout à fait tracé et clair. Et la politique devient l’affaire des plus odacieux, corrompus qui n’ont pas le verbe eu égard à la responsabilité citoyenne. Plus on est corrompu, plus on a la chance de devenir une personnalité politique occupant des postes à responsabilité. Plutôt ironique, non!

De là nait la course à l’indécence qui trouve ses fondements dans la manipulation, l’exploitation, le matraquage. Le mensonge, la langue de bois remplacent la vérité et le franc parler. Or, la vérité est ce qui fonde tout rapport humain, comme le soutenait Wilhelm Dilthey, “la vérité est publique”. Et le respect de la parole est ce qui garantit la confiance au sein de la société. Dans ce jeu d’intérêt mesquin (la politique), chaque parti cherche à trouver une personne qui soit capable de répondre aux critères de la politique haïtienne. Il y a même urgence d’en trouver une. L’on peut “comprendre” pourquoi le RDNP avait fait choix de Éric Jean Baptiste pour être son secrétaire général. Peut-être qu’il peut réussir là où a échoué Mirlande Manigat. En tout cas, le contexte lui semble jusqu’à présent favorable, et il l’exploite, pourrait-on dire.

Si le RDNP construisait sa réputation à partir de ses positions de principe, légales et républicaines, aujourd’hui, la donne change. L’argent semble remplacer le discours politique. La politique n’est plus cet espace de discussion, au sens Harbermassien du terme, et devient un arène où l’argent consistuerait le seul moyen valable. La direction qu’emprunte le parti avec Éric Jean Baptiste coïnciderait à la logique “qui finance commande” ? Le directeur de borlette traîne le parti, comme s’il l’a acheté. Ses actions et ses déclarations le prouvent.

L’on se rappelle de ses déclarations virulentes sur le dossier PetroCaribe.

‘’Jovenel Moise est la souris convoitée par des rats incarnés par le secteur privé, des politiciens malhonnêtes. Je regrette que les Petro Challengers défendant la vérité soient engagés dans un terrain inconnu. Tout a été planifié pour que des membres de l’opposition impliqués dans le dossier Petro Caribe s’octroient de l’amnistie générale après la démission du Chef de l’État”, révèle Éric Jean Baptiste se gardant par enchantement de citer ses sources, rapporte le journal RezoNòdwès. ‘’Il est clair après que la stratégie visée par les protagonistes à la crise soient définies dans un plan bien charpenté. L’irritant à la concrétisation du but visé par les opposants au pouvoir en place demeure Jovenel Moise qu’il faut éliminer sur la scène’’, signale Éric Jean Baptiste, a écrit l’agence en ligne.

Des déclarations qui ont poussé la secrétaire générale adjointe aux affaires internationales, Natacha Daciné, en date du 21 juin 2019, à écrire aux autres responsables en les proposant d’organiser une convention nationale extraordinaire au plus tard le 29 juin 2019 en vue de fixer la position officielle du parti dans cette conjoncture. Cette convention viserait à fixer la position officielle du parti. Une position claire et ferme, émanant de ses différentes entités, a écrit Natacha Daciné, qui en disant cela, écarte la position du secrétaire général de celle du parti.

“Le RDNP, après 40 ans d’existence, est devenu un patrimoine national à sauvegarder au-delà de toute particularité, croit comprendre Daciné, a rapporté le journal Vant Bèf Info (VBI). Pourquoi laisser un tel patrimoine aux mains de Éric Jean Baptiste ?
VBI a également souligné que les déclarations virulentes de Père Éternel Loto ont provoqué la démission de l’Avocat du parti RDNP, Me Jean Ronel Sistanis.

Des branches régionales du parti ont obligé de rectifier le tir et solidariser avec leur secrétaire général.

Quand l’on ne met pas l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, cela nous oblige toujours à rectifier le tir. L’on cherche toujours à réparer les dégâts, et du coup, l’on devient l’avocat du diable en défendant l’indéfendable, en cherchant à réparer l’irréparable. C’est à cette vaine quête que se sont lancées les différentes branches du parti, à travers le pays, et à l’étranger.

Bon stratège en qui a trait à la politique haïtienne, Éric Jean Baptiste veut saisir la crise sanitaire du COVID-19, comme tant d’autres d’ailleurs, pour construire un momentum politique. Il fréquente plusieurs endroits sous les projecteurs de la presse, il investit de fortes sommes d’argent sous forme de don, dans la lutte contre le COVID-19. Se faire paraître ou contribuer à la protection de la vie de la population, qu’est-ce qui intéresse le RDNP de Père Éternel Loto. La vie de la population intéresse-t-elle vraiment Éric Jean Baptiste ?
Sa déclaration en date du 14 avril peut nous aider à cerner les logiques de ses “dons”. “Quelqu’un qui aspire à diriger doit aider dans ces situations particulièrement difficiles”, a-t-il confié, en faisant un don (RDNP, Fondation Éric Jean Baptiste, Père Éternel Loto) de 57 millions cinq cents milles gourdes à l’État haïtien dans la lutte contre la pandémie Covid-19. Une bonne action, d’ailleurs.

Éric Jean Baptiste descend dans les rues pour distribuer les kits sanitaires. Passé sous couvert d’aide, le secrétaire général du RDNP met ses photos accompagnées du logo du RDNP et de sa Fondation sur les récipients d’eau donnés à la population.

En pleine crise sanitaire, Éric Jean Baptiste fait campagne, dit-on. D’ailleurs, il se vante d’être en campagne. Les politiques, les chefs des partis politiques, les aspirants hommes et femmes d’État inscrivent leur « action » dans la logique : « en politique, toute crise doit être exploitée ». Et ce, ajoutons-nous, à n’importe quel prix.

Dans ce combat, instaurant parfois l’indécence et la déshumanisation comme règles, les gagnants sont ceux qui dépensent plus d’argent, distribuent plus de kits, en un mot qui font plus de don. Sachant que selon Marcel Mauss, le don traduit une forme de prestige du donateur et en même temps fragilise celui du donataire. Celui-ci, dit Mauss, se trouve dans l’obligation de donner ce qu’il a reçu. Cela dit, en donnant des kits sanitaires, les politiques attendent le vote du peuple. Toutefois, contrairement à la thèse de Mauss, cela ne garantit aucun prestige au peuple même en donnant la contrepartie de ce qu’il a reçu.

Le don comme prestige social participe à décapitaliser les groupes les plus faibles, c’est-à-dire ceux qui ont le moins à donner. D’où s’instaure la concurrence entre les donateurs. Concurrence, en politique, déloyale qui garantit quand même une popularité.

Faut rappeler que dès son élection à la tête du RDNP le 16 août 2018, Éric Jean Baptiste, soutenait que le parti “marche vers le pouvoir”. Cette marche inclurait-elle de traîner le parti au bord du précipice ? Peut-être que s’accaparer du pouvoir par n’importe quel moyen est ce qui importe pour les dirigeants du RDNP. Le prix du pouvoir nous fait faire des bêtises, des choix, des compromis qui vont parfois à l’encontre de nos principes fondamentaux.

Que la politique retrouve son sens authentique où l’humanité est ce qui intéressera ou sera à la base de toute action.

Continue Reading

Protestation

TOGO: Dès prisonniers mécontents après l’annonce de libération d’une liste gracié par le président.

Published

on

Depuis l’arrivé du CoronaVirus dans le monde, plusieurs pays sont en train de prendre des décisions pour empêcher sa propagation. Le président du Togo, Faure Gnassingbé, envisage de libérer des prisonniers pour éviter des contaminations au CoronaVirus parmis eux.

Cette décision à susciter une révolte à la Prison civile de Lomé après l’annonce de libération de 1048 prisonniers par le président. Selon Togo Breaking News, dans le centre de détention
Lomé, 454 prisonniers se sont retrouvés sur la liste des graciés présidentiels.

Le reste des détenus mécontents, estime que le chef de l’État devrait libérer plus de personnes, s’il veut diminuer le risque de contamination.

Le prison de Lomé abrite actuellement plus de 2 200 détenus répartis dans une quarantaine de batiments.

“C’est sûr que la situation empirerait avec l’arrivé de la Pandémie Covid-19, vue les conditions de détention, d’hygiène, l’accès difficile aux soins de santé, la qualité et insuffisance de nourriture.” Explique les détenus protestataires.

Continue Reading

Les plus visionnés

  • Michelet Nestor : L’appel au dialogue du président devrait tabler sur sa démission (57,385)
    Jovenel Moïse aurait dû annoncer sa démission dans son adresse à la nation, et l'appel au dialogue du président aurait eu pour tâche de préparer le gouvernement de transition, pense Nestor Michelet, spécialiste en Droit international des affaires. Une telle démarche calmerait, selon lui, toute cette colère populaire qui ne fait que paralyser le pays. […]
  • De Leslie François Manigat à Père Éternel Loto, un travers politique pour le RDNP (13,968)
    De l'intellectualisme à l'amateurisme politique. Un travers pour le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP) qui faisait office d'un parti politique priorisant la connaissance et qui comprenait la politique comme une science et une pratique sociale capable de garder le sens authentique de l'humanité de l'être humain. Qui n'avait pas envie d'écouter Leslie François Manigat, […]
  • OPINION PUBLIQUE: Les grenadiers passent de Héros à zéros (13,200)
    Après la dernière édition de la Concacaf (Gold Cup), ou la sélection Haïtienne de football a gagné la 3e place, trois Grenadiers sur cinq, de ceux qui sont revenus du championnat, ont été reçus par le président Jovenel Moïse, au Palais National le 9 juillet 2019. Depuis, l’opinion publique ne cesse de dénoncer cette rencontre, […]
  • Roody Roodboy, agressé sur les réseaux sociaux, est prié de rester en France pour ne pas importer le coronavirus en Haïti (9,298)
    Par rapport au coronavirus qui ravage des pays en Europe, les États-Unis demandent de stopper tout vol en direction de ce continent. La peur provoquée par ce virus pousse certains haïtiens à agresser sur Twitter l’artiste Roody Roodboy qui s’est rendu à Paris cette semaine, malgré l’alerte rouge qui pèse sur la France. Des followers […]
  • L’augmentation exorbitante des frais de Moncash par la Digicel (8,507)
    Malgré les taux de l'inflation et du chômage sont à leur plus haut niveau, la Digicel juge nécessaire et opportun d'augmenter les frais du service Moncash. Pour les retraits, les frais augmentent de 1 jusqu'à 83 gourdes. Et de 0,5 à 20 gourdes pour les transferts effectués de votre téléphone à une personne. Pour justifier […]
May 2020
M T W T F S S
« Apr    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Categories

LES PLUS LUS