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Économie

L’augmentation exorbitante des frais de Moncash par la Digicel

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Malgré les taux de l’inflation et du chômage sont à leur plus haut niveau, la Digicel juge nécessaire et opportun d’augmenter les frais du service Moncash.

Pour les retraits, les frais augmentent de 1 jusqu’à 83 gourdes. Et de 0,5 à 20 gourdes pour les transferts effectués de votre téléphone à une personne.

Pour justifier ces augmentations, la compagnie de téléphonie indique dans un message que ces mesures se font dans le but d’améliorer le service.

L’amélioration coûte extrêmement chère, peut-on dire.

Si autrefois quelqu’un avait besoin 85 gourdes pour faire un retrait de 4 000 à 7 999 gourdes, d’après les nouveaux tarifs, pour ce même retrait, la personne doit disposer de 102 gourdes, c’est-à-dire 17 gourdes de plus.

Pour un retrait de 60 000 à 75 000, le client de Moncash qui payait 415 gourdes doit payer 83 gourdes de plus, c’est-à-dire 498 gourdes.
Le retrait d’un taux de 40 000 à 59 999 gourdes passe de 330 gourdes à 396 gourdes de frais.

Si un transfert de 4 000 à 7 999 gourdes coûtait autrefois 20 gourdes, maintenant les frais de ce transfert s’estiment à 24 gourdes, donc 4 gourdes de plus.

Cette augmentation vertigineuse semble ne pas préoccuper les organisations qui disent défendre les intérêts des consommateurs.

Si ces augmentations se font dans l’objectif d’améliorer le service, ne devraient-elles pas prendre en compte la situation économique des clients. Cette mesure ne rentre-t-elle pas dans les fondamentaux économiques se résumant en ces trois questions: quoi produire ? pour qui produire ? Et comment produire ?

Ce qui est certain, le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) donne carte blanche aux compagnies de téléphonie (Digicel et Natcom) de faire bon leur semble, pendant qu’il devrait être un intermédiaire entre les compagnies et les clients afin de veiller au bon fonctionnement des entreprises ainsi qu’au respect du droit des consommateurs.

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Économie

ANSE-ROUGE, ENTRE PÉNURIE ET ABONDANCE

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Anse-Rouge, située à environ 50 kilomètres des Gonaïves, est l’une des communes de l’arrondissement de Gros-Morne, au niveau du département de l’Artibonite.  Elle se divise en deux grandes sections communales: Une partie de la Plaine- de-l’Arbre, la première; Sources-Chaudes, la seconde.  Celles-ci comportent, à elles seules, 75 localités.  Il y existe plusieurs petites étendues de terre fertiles et cultivables dont la somme des superficies est évaluée à plus de 3500 hectares. 

Productions et potentialités d’Anse-Rouge

En fait, on y cultive plusieurs denrées: petit-mil, maïs, échalotte, poireau, légumes…  C’est une agriculture de subsistance.  Alors, houes, machettes, piques sont les principaux outils rudimentaires utilisés.  Quant à l’arrosage des jardins de la première section communale, les cultivateurs.rices ne comptent que sur les eaux tombées des cieux,  les eaux de la pluie; mis (es) à part celles et ceux des localités telles La-Tête-Bête et Oranger où il y a des sources à très faibles débits.  Voilà qui fait constater des sols qui ne sont pas mis en valeur.  Pour ce qui est de la deuxième section communale, les sources de Petite-Place arrosent les jardins de celle-ci, de Gros-Gaïac, de Petite-Saline et de Bonal.  Puis, un système de pompage à énergie solaire, se trouvant à Hatte-Petit Louis, procure une certaine quantité d’eau aux jardins de Bois-Blanc; un autre système de pompage du même genre, à Carenage, arrose les terres se situant entre celui-ci et Pointe-des-Mangles.

Par ailleurs, la production de sel et la pêche sont pratiquées au  centre même de la commune d’Anse-Rouge, et puis dans des localités comme Coridon, Pointe-des-Mangles et L’Étang.  Cependant, malgré l’existence de cette quantité de terre, l’extraction de sel à partir de plus de 1 000 marais salants et les pratiques  de la petite pêche, la faim est encore le lot, le leitmotiv du plus grand nombre des gens.  Celle-ci se rue sur eux!  Celle-ci les malmène jusqu’à  leurs dignités.  Quel paradoxe! Quelle aberration! Quelle ineptie!  Pour s’en rendre compte, il suffit de séjourner pendant une semaine à Anse-Rouge, à l’une de ses localités.  Alors, quelles explications exhaustives à cela ?  Quelles sont les causes de cette pénurie alimentaire là où l’abondance est susceptible de surgir ?

Enchantement et désarroi

Pour Fritz MICHEL, âgé de 78 ans, cultivateur depuis 58 années, le manque d’eau est également la source du problème.  “En dépit de tout, j’ai l’habitude de récolter soit de 300 à 350 marmites de petit-mil après en avoir planté deux marmites ; soit de 200 à 250 marmites de maïs en ayant planté deux marmites”, nous a-t-il déclaré.

Pour Paul Nérémy CHÉRY, enseignant au niveau fondamental, vétérinaire et cultivateur, le manque d’eau pour l’arrosage des champs pourrait tout expliquer.  “Il faut d’autres systèmes de pompage, il n’en existe que deux.  D’ailleurs, ils ne fonctionnent pas à longueur de journée, c’est-à-dire 24 heures sur 24.  Si les autorités de l’État s’évertuaient à doter Anse-Rouge de moyens pouvant favoriser l’arrosage effectif de nos jardins, les gens mangeraient à leurs faims tout en trouvant l’excédent pour vendre ailleurs”.  Pour Fritz MICHEL, âgé de 78 ans, cultivateur depuis 58 années, le manque d’eau est également la source du problème.  “En dépit de tout, j’ai l’habitude de récolter soit de 300 à 350 marmites de petit-mil après en avoir planté deux marmites ; soit de 200 à 250 marmites de maïs en ayant planté deux marmites”, nous-a-t-il déclaré.  En outre, il a dit pouvoir en récolter plus s’il y avait plus d’eau pour mouiller à temps les jardins.

L’alternative…

D’après de telles affirmations et notre observation, il nous est donné à comprendre que plusieurs facteurs sont explicatifs de cette situation: le manque d’eau, l’absence de matériels agricoles modernes, l’absence de lois pouvant encourager l’investissement dans ce domaine…  Alors, il faut des politiques publiques visant le développement du secteur agricole.  Celles-ci auraient comme points saillants: 1- Le renforcement et l’augmentation des systèmes de pompage pour remédier au manque d’eau; 2-L’ irrigation de grands canaux pour une grande distribution des eaux; 3- Le reboisement, après étude, de certains espaces clés pour alimenter la nappe d’eau souterraine; 4- La distribution organisée et contrôlée de grands matériels agricoles aux associations de planteurs pour des besognes en un temps record; 5- Des lois sur la question foncière pour éviter, prévenir tout conflit susceptible d’être préjudiciable à une bonne exploitation de ces terres; 6- Des lois sur les risques liés à l’investissement dans le secteur pour encourager les filles et fils d’Anse-Rouge vivant tant en Haïti qu’à l’étranger à y investir leurs moyens pécuniaires; 7- La modernisation de la question des marais salants et de la pêche; 8- Des mécanismes pour inciter les ONGs se disant oeuvrer contre l’insécurité alimentaire à y conformer leurs projets; 9- L’ asphaltage de la tronçon de route Gonaïves-Anse-Rouge.

En effet, l’exploitation efficiente, à bon escient de ces sols excessivement fertiles, de ces nombreux salins et de la pêche permettrait aux Anse-Rougiens.ennes non seulement de se rassasier, mais aussi de se faire une bonne santé économique.  Outre cela, l’assiette fiscale de l’État haïtien serait magnifiée.  Oui, Anse-Rouge, avec ses 434, 4 Km2 et sa population de 43 945 habitants (depuis 2015), renferme suffisamment de terre pour nourrir ses progénitures, pour exporter vers d’autres régions du pays, voire du monde.  En d’autres mots, disons-le sans borborygmes, répétons-le  clairement: À côté des communes du Bas-Artibonite qui pourraient produire du riz jusqu’à pouvoir en exporter pour la bonne santé de notre économie, il y en a d’autres qui, comme Anse-Rouge, au niveau du Haut-Artibonite, pourraient fournir du maïs et du petit-mil enclins à l’exportation pour notre économie également.  Ce n’est pas du fantasme, ni du dithyrambe!  Oui, cela est possible lorsqu’on tient compte du fait que deux marmites de maïs ou de petit-mil sont plantées sur moins d’un hectare de terre.  Oui, cela est possible parce qu’il faut 3 mois pour récolter du maïs et du petit-mil.  Voilà qui permettrait 3 récoltes au moins par an.

État et bourgeoisie : un mariage qui tue la paysannerie  

À nous autres, citoyens.ennes responsables, de nous battre de toutes nos forces, même au prix de nos vies pour un État se mettant au service de tous les enfants de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, d’Henri Christophe, de Claire Heureuse, de Catherine Flon…

Il importe de mentionner que le développement d’un secteur d’activité requiert un plan global, un plan prenant en compte ses hauts et ses bas; bref, un plan qui en tient compte dans toute son acuité. Cela étant, il est compris que les politiques publiques sur  le secteur en question viseraient le plein essor de celui-ci pour le pays dans son entier, lesquelles politiques publiques tiendraient compte d’Anse-Rouge.  Malheureusement, les autorités de l’État ne songent pas à cela, à des affaires aussi importantes pour nous autres haïtiens.ennes.  Bien au contraire, dans leur connivence avec la “bourgeoisie”, elles mettent en application des décrets portant la création des zones franches dans les régions les plus productives.  Le dernier en date est celui concernant la localité de Savane Diane, non loin de Saint-Michel de l’Attalaye, dans l’Artibonite.  Donc, il paraît clair qu’il s’agit d’un État conçu, façonné pour servir les plus nantis, pour les enrichir davantage.  Il n’ y a aucun projet de développement réel, donc, aucun projet d’aide réel aux paysans.annes pour les sortir du bourbier, des gouffres du sous-développement éhonté.  Que faire alors? À nous autres, citoyens.ennes responsables, de nous battre de toutes nos forces, même au prix de nos vies pour un État se mettant au service de tous les enfants de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, d’Henri Christophe, de Claire Heureuse, de Catherine Flon…

En définitive, nous vous préconisons illico, vous qui avez en tête de vous candidater soit à la députation, soit au sénat de la République, l’élaboration des projets de lois, des projets de développement du secteur de l’agriculture pour le pays à part entière.  Nous autres, au niveau de la société civile, nous allons exercer pas mal de pressions, dès votre arrivée au parlement, pour  l’obtention de votes favorables à la transformation de ces derniers en lois, à leurs mises en application.  Ainsi la vocation agricole d’Haïti, dont on parle souvent, se concrétisera-t-elle pour notre bien-être.

Francky BRUTUS (Roberto)

Étudiant mémorand en sociologie à la Faculté des Sciences Humaines (UEH)

Membre de l’Organisation des Jeunes Progressistes d’Anse-Rouge(OJPA)

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Actualités

Près de 21 454 personnes ont déjà reçu les 3000 gourdes promis par Jovenel Moïse

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Le président de la République semble, pour une fois, passer de la parole aux actes.

Selon des chiffres du journaliste Ismael Valestin de Boukante Lapawòl, près de 21 454 personnes ont déjà reçu les 3000 gourdes promis par Jovenel Moïse, via l’application MonCash de la Digicel.

3 075 gourdes serait le montant déposé par le Gouvernement haïtien dont les 75 gourdes serviraient de frais de transfert. C’est un processus qui doit continuer selon certains citoyens qui n’ont pas encore reçu le message leur annonçant le dépôt de ce cash.

Lundi 27 Avril 2020, lors d’une conférence de presse, Jovenel Moise avait clairement annoncé dès cette semaine l’arrivée des 3000 gourdes en signe d’accompagnement à la population en ce temps de Covid-19.

Comme d’habitude, baucoup d’autres promesses ont été faites par le président lors de cette conférence, mais n’ont pas encore été honoré.

À rappeler que ces 3 000 gourdes avaient engendré de nombreuses polémiques et critiques sur les réseaux sociaux.

Selon le Gouvernement, 1 500 000 familles auront à recevoir ce cash, alors que les premiers versements ont été attribués à des individus. S’agit-il des personnes représentant une famille ? Comment fait-on pour empêcher que deux personnes au sein d’une même famille ne reçoivent ce cash ? Ou d’ailleurs, comment choisit-on ces personnes ?

En tout cas, tout semble se faire dans la plus grande opacité. Toutefois, avec le pouvoir PHTK, la corruption se fait en toute transparence.

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Haïti-Covid-19 : La réouverture des usines textiles, une nécessité et un danger

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Le chef du gouvernement haïtien, Joseph Jouthe a annoncé dans une conférence de presse mercredi 15 avril 2020, la réouverture des usines textiles.

Le premier ministre a fait savoir qu’une méthode de rotation du personnel va être adoptée pour permettre aux ouvriers de travailler par période de 15 jours.

Cette réouverture vise non seulement à fabriquer des masques pour pouvoir distribuer à la population, sachant que le masque est un matériel important pour empêcher la contamination et/ou la propagation de la pandémie Covid-19. Elle se fait également pour pallier au manque de capacité financière de l’État à répondre aux besoins de la population. Des ouvriers commençaient déjà à perdre leur travail. Pour éviter le pire, le gouvernement a annoncé la réouverture desdites usines.

Toutefois, la réouverture se fait dans les mêmes conditions qu’auparavant. Aucune disposition n’a été prise pour changer les modalités du transport en commun où les personnes se concentrent et ne respectant pas la distance physique. Transport que vont utiliser les ouvriers pour se rendre au travail.

En ce sens des photos des ouvriers massés devant les portes des usines à la SONAPI ont devenu virales sur les réseaux sociaux; juste pour dénoncer l’irresponsabilité des propriétaires d’usines ainsi que l’État haïtien.

Autrement dit, si la réouverture des usines textiles s’avère une nécessité pour aider les ouvriers à faire face aux exigences quotidiennes, et à l’État d’avoir plus de masques pour distribuer à la population, elle expose les ouvriers à la propagation du virus.

La distanciation n’est pas respectée. Le port des masques n’est toujours pas obligatoire comme le faisait croire le président Jovenel Moïse. Selon le président, le port des masques devrait être obligatoire depuis mercredi 15 avril. En même temps, le Premier ministre a annoncé un retard dans le commande des masques en Chine. Et même les usines en Haïti n’arrivent pas à fournir les quantités à temps.

Dans une interview accordée à la Radio Magic 9 ce jeudi 16 avril, le président de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH), Georges Sassine, a annoncé des mesures favorisant le respect de la distanciation à l’intérieur des usines afin d’éviter la contamination ou la propagation du nouveau coronavirus.

De l’autre côté, le syndicaliste Télémarque Pierre dénonçant les mauvaises conditions de travail des ouvriers craigne que la situation soit devenue pire. Il exhorte les autorités à prendre leur responsabilité pour protéger la population, surtout les ouvriers, contre le COVID-19. Il demande à l’État de mettre les bus dignité qui transportaient les élèves à la disposition des ouvriers en cette période de fermeture des écoles.

Frantz Duval, le rédacteur en chef de Le Nouvelliste, rapporte dans son éditorial d’aujourd’hui, que la réouverture se fait exactement dans les mêmes conditions que la décision de fermer les usines le 19 mars dernier.

Il précise qu’aucune planification n’a été faite avec les chefs d’usine pour la fermeture. La réouverture est aussi surprenante que la fermeture, dit-il.

“À la différence que lors de la première annonce présidentielle, les propriétaires des usines et les syndicats n’avaient pas été informés ni consultés. Cette fois, c’est justement sous la pression des propriétaires des usines qui avaient des commandes en cours, mais aussi sous la pression des ouvriers qui avaient perdu leur travail du jour au lendemain dans un pays sans assurance chômage, que le gouvernement a décidé que les usines reprenaient leur activité. À partir de lundi, les usines recommenceront à produire”, fait savoir Frantz Duval dans les colonnes de RFI.

Cette reprise, prévue lundi 20 avril 2020, est indispensable pour 600 000 ouvriers du secteur, pour combattre ou disons apaiser le chômage dans le pays.

En ce qui a trait à la pandémie Covid-19, Haïti compte 41 cas confirmés, pour 3 décès enregistrés, selon le dernier rapport du MSPP publié le 15 avril.

Prince Odson

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