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Opinion

L’Inspecteur Général Normil RAMEAU, le POLICIER-DESPOTE qui peut passer aux trois (3) états : solide, liquide, gazeux.

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L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. Selon les proverbes, l’homme est prédéfini suivant une forme de codes. Un procédé scientifique qui détermine l’aspect pratique à travers le chemin qu’il doit emprunter afin de procéder à sa mission régalienne selon son champ d’action. Donc, il incombe à chacun de nous de donner suite à une rationalisation dans nos méthodes utilisées dans notre espace de travail sans pourtant affecter notre environnement.

Au grand dam de la République, nous ne pouvons pas continuer à nous salir les mains voire être complice de l’indécence des bourreaux qui ont occasionné les dérives dans nos institutions. Cela va de soi. Contourner les choix les moins risqués doit constituer la toile de fonds des principales positions à adopter quand il est question de nos institutions républicaines. Ce texte tiré d’une petite enquête menée par un journaliste enquêteur couvert sous l’anonymat est une grande première dans cette nouvelle rubrique baptisée ‘’ Toutouni’’. Bien que ce mot tire sa révérence du livre qui retrace le chemin de l’ex-Premier Ministre Jean Henry Céant à la tête de la Primature, mais on peut dire qu’il n’a aucun lien concis avec ce texte.

Sur les personnalités qui trainent derrière eux des soupçons controversés et interrogatifs, les Dès seront jetés sur l’Inspecteur Général Normil RAMEAU, ex-Directeur Central de la Police Judiciaire (DCPJ) de la Police Nationale d’Haïti, et qui est également décrié au sein de la Police Nationale d’Haïti (PNH), à cause de ses traits comportementaux autoritaires, émotionnels, narcissistes et anti-policiers.

Normil RAMEAU le pourfendeur:

Né à Fermathe, ancien élève du Lycée de Pétion-Ville et Père de sept (7) enfants, dont cinq (5) en Haïti et deux (2) en République du Chili, ce dernier est le fruit de la 4ème promotion du Centre de Formation de la Police Nationale d’Haïti (CFPNH). Personnalité controversée, Il bénéficia d’une bourse d’études en 1999 grâce au prêtre Yvon Massacre, fervent défenseur du régime Lavalas aux côtés de Jean-Bertrand Aristide, pour aller faire des études à l’école des Officiers de Police à l’Académie de Ciencias Donciales, au Chili.

Normil RAMEAU, le policier privilégié du régime Lavalas, qui souffre également d’hémorragie de gratitude envers son propre régime politique, qui l’a fait si vite grandir, voire sauter en grade au sein de la Police Nationale d’Haïti (de simple policier Agent-2 au grade de Commissaire Principal, sans passer par les autres étapes):

Il faut dire qu’à cause de ses liens étroits avec les dirigeants de la structure politique « LAVALAS », cela a permis à ce dernier de jouir de certains privilèges hors pair. L’agent-2 Normil RAMEAU à l’époque passa trois années (1999 – 2002) hors du pays. Une expérience devenue une déception puisqu’il n’a même pas pu réussir aux examens finaux de l’Académie de Police Chilienne, honte nationale !!! Ces trois années n’auraient donc servi à rien sinon d’engendrer deux enfants sur la terre du Général Augusto Pinochet sans même prendre soin deux.

Retourné en Haïti en 2002, l’étudiant recalé est passé de simple policier gent-2 au grade de Commissaire de Police. Après un an, il devient sous la mouvance politique de Jean-Bertrand Aristide en 2003, grâce à ses influences avec le régime de l’époque, Commissaire Principal. Le Policier et homme de grande influence politique LAVALASIENNE, au cours de deux (2) ans passés à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) sans poste précis deviendra en 2005, le Responsable du Bureau des Affaires Criminelles (BAC) de la Direction Centrale de la Police Judiciarie (DCPJ), en 2005, et Assistant Directeur particulier du Commissaire Divisionnaire Frantz Termilus de 2005 à 2010.

Mais le lien entre les deux tourtereaux ne sera qu’une histoire gratuite après que Frantz Termilus soit demi de son poste et que l’Inspecteur Général Normil RAMEAU ne voit en lui qu’un ancien responsable à se débarrasser à tout prix. Ce comportement d’opportuniste de l’Inspecteur Général Normil RAMEAU n’est pas le premier et ne sera pas le dernier, puisque le prêtre Yvon Massacre, son bienfaiteur et son LAS CASAS, avait été victime lui aussi en 2004 de cette monstruosité, quand Normil RAMEAU après le départ de Jean-Bertrand Aristide perquisitionna de manière personnelle la voiture de service de ce dernier sous prétexte que le régime n’est plus.

Le REVIREMENT de Normil RAMEAU: Normil RAMEAU dans le camp LAVALAS, quand tout marche bien pour lui (sautant de simple policier agent-2 au grade de Commissaire Principal), et Normil RAMEAU qui éssaie de traverser dans l’autre camp, et se veut être solide dans d’autres réfrigérateurs bourés d’opportunités et autres:

De 2013 à 2016, Normil RAMEAU fut l’Assistant de Godson ORÉLUS, à l’époque Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Après beaucoup d’années passées aux côtés du Directeur Général, à jouir des privilèges et de sa largesse, il devient son adversaire farouche dès la fin de son mandat. Son revirement attira l’attention de certains collègues jusqu’à le critiquer de son comportement d’opportuniste et de celui qui souffre d’hémorragie de gratitude. Mais l’homme selon sa conviction erronée restera sur ses pas à tel point, que selon certains, il dit haïr de toutes ses forces l’ex Directeur Général Godson ORÉLUS.

L’Inspecteur Général Normil RAMEAU, “l’ambitieux Jules César”, le “destructeur Nicolas Ovando”, le “traîte” et le “rancunier Ojeda” de la Police Nationale d’Haïti, qui ne respecte pas ses collègues ainsi que ses subalternes; le policier-monarque qui ne respecte pas la hiérarchie au sein de l’institution policière. Normil RAMEAU, l’homme muni d’une arrogance luisante, qui est toujours prêt à éliminer par tous les moyens machiavéliques et machinales tous ce qui bougent et tous ce qu’ils rencontrent sur son passage, pour atteindre son but et réaliser ses propres rêves:

Au sein de la Police Nationale d’Haïti, l’Inspecteur Général Rameau Normil a la réputation d’être un maniaque, égocentrique. Un homme difficile à comprendre et qui donne l’ordre de l’appeler “Général”. Durant son passage en tant que Responsable à l’UCREF, la DCPJ, et autres, il n’a jamais donné, ne serait-ce une seule fois, une lettre pour féliciter un policier voire encourager ses assistants dans leurs travaux. Et pour son comportement inhabituel, jugé par certains de troubles mentales, fait de lui l’un des policiers les plus décriés au sein de cette institution.

Ses agitations ont causé d’énormes dégâts dans son entourage, et surtout quand on fait allusion à ses abus de langages. Il parle de transférer des policiers sans même de raisons valables, et tout le temps menace des civils et autres personnalités de les emprisonner sans motif percutant, uniquement pour montrer qu’il est le chef, le GÉNÉRAL tout-puissant d’Haïti.

Commissaire Divisionnaire Junior Alexis de la DCPA; Commissaire Principal Paul Ménard Jean-Louis, l’actuel Commissaire Principal du Commissariat de Police de Pétion-ville, ont eux-mêmes été victimes des agitations gratuites de ce dernier sans motif valable, juste pour se faire plaisir, pour prouver et satisfaire son ego et super ego qu’il peut être au dessus de tout et surtout de ses confrères Policiers. Si bien que le “Général” Normil RAMEAU est très réticent face aux ordres du Directeur Général de la Police National d’Haïti, Michel-Ange GÉDÉON parce que dit-il, il ne le considère pas comme son supérieur hiérarchique. Selon lui en tant qu’ex-Directeur Central de la Police Judiciaire (DCPJ) et Attaché de Police à l’Ambassade d’Haïti à Washington, ses ordres viennent de l’Ambassade des États-unis d’Amérique en Haïti ou directement de Washington.

À travers la lecture faite dans l’environnement de l’Inspecteur Général Normil RAMEAU, on peut en conclure qu’il peut être tout, sauf un homme LOYAL, RECONNAISSANT et qui obéit aux ordres de ses supérieurs hiérarchiques. Suivant un simple coup de tête, l’homme peut devenir amer et s’il le faut un MANIAQUE de la pire espèce. Ses origines profondes et ses affinités avec des dirigeants de l’Organisation ‘’Fanmi Lavalas’’ devraient faire l’objet de plus d’enquêtes afin de voir s’il n’est complice des déboires de ce régime en 2004. Un personnage imprévisible, de nature fasciste qui peut contourner les ordres, agir selon sa volonté personnelle et qui ne respecte pas les règles de l’éthique en tant que policier. Sûrement ces genres d’hommes seront honorés et même remerciés par la société haïtienne plus tard, après avoir commis l’impensable.

De ce fait, si nous voulons parler d’une Haïti avec des dirigeants ou professionnels à la hauteur, devrions-nous ne pas commencer à exposer nos fonctionnaires, autorités, et même ceux et celles qui aspirent à diriger ce pays ? L’accès à l’information comme dans certains pays de l’Europe ou des Amériques doit devenir notre manque à gagner en Haïti. Nous devons percevoir l’avenir de nos enfants à travers nos ainés, et c’est ce qui engendra dans les années avenirs une société plus dynamique avec de nouvelles visions. Donc, parler, vulgariser et prévenir le peuple des vagues d’agitation ou du bonheur de notre société est un droit que le peuple est détenteur. Connaissons nos ainés, et choisissons mieux nos futurs dirigeants.

Économie

ANSE-ROUGE, ENTRE PÉNURIE ET ABONDANCE

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Anse-Rouge, située à environ 50 kilomètres des Gonaïves, est l’une des communes de l’arrondissement de Gros-Morne, au niveau du département de l’Artibonite.  Elle se divise en deux grandes sections communales: Une partie de la Plaine- de-l’Arbre, la première; Sources-Chaudes, la seconde.  Celles-ci comportent, à elles seules, 75 localités.  Il y existe plusieurs petites étendues de terre fertiles et cultivables dont la somme des superficies est évaluée à plus de 3500 hectares. 

Productions et potentialités d’Anse-Rouge

En fait, on y cultive plusieurs denrées: petit-mil, maïs, échalotte, poireau, légumes…  C’est une agriculture de subsistance.  Alors, houes, machettes, piques sont les principaux outils rudimentaires utilisés.  Quant à l’arrosage des jardins de la première section communale, les cultivateurs.rices ne comptent que sur les eaux tombées des cieux,  les eaux de la pluie; mis (es) à part celles et ceux des localités telles La-Tête-Bête et Oranger où il y a des sources à très faibles débits.  Voilà qui fait constater des sols qui ne sont pas mis en valeur.  Pour ce qui est de la deuxième section communale, les sources de Petite-Place arrosent les jardins de celle-ci, de Gros-Gaïac, de Petite-Saline et de Bonal.  Puis, un système de pompage à énergie solaire, se trouvant à Hatte-Petit Louis, procure une certaine quantité d’eau aux jardins de Bois-Blanc; un autre système de pompage du même genre, à Carenage, arrose les terres se situant entre celui-ci et Pointe-des-Mangles.

Par ailleurs, la production de sel et la pêche sont pratiquées au  centre même de la commune d’Anse-Rouge, et puis dans des localités comme Coridon, Pointe-des-Mangles et L’Étang.  Cependant, malgré l’existence de cette quantité de terre, l’extraction de sel à partir de plus de 1 000 marais salants et les pratiques  de la petite pêche, la faim est encore le lot, le leitmotiv du plus grand nombre des gens.  Celle-ci se rue sur eux!  Celle-ci les malmène jusqu’à  leurs dignités.  Quel paradoxe! Quelle aberration! Quelle ineptie!  Pour s’en rendre compte, il suffit de séjourner pendant une semaine à Anse-Rouge, à l’une de ses localités.  Alors, quelles explications exhaustives à cela ?  Quelles sont les causes de cette pénurie alimentaire là où l’abondance est susceptible de surgir ?

Enchantement et désarroi

Pour Fritz MICHEL, âgé de 78 ans, cultivateur depuis 58 années, le manque d’eau est également la source du problème.  “En dépit de tout, j’ai l’habitude de récolter soit de 300 à 350 marmites de petit-mil après en avoir planté deux marmites ; soit de 200 à 250 marmites de maïs en ayant planté deux marmites”, nous a-t-il déclaré.

Pour Paul Nérémy CHÉRY, enseignant au niveau fondamental, vétérinaire et cultivateur, le manque d’eau pour l’arrosage des champs pourrait tout expliquer.  “Il faut d’autres systèmes de pompage, il n’en existe que deux.  D’ailleurs, ils ne fonctionnent pas à longueur de journée, c’est-à-dire 24 heures sur 24.  Si les autorités de l’État s’évertuaient à doter Anse-Rouge de moyens pouvant favoriser l’arrosage effectif de nos jardins, les gens mangeraient à leurs faims tout en trouvant l’excédent pour vendre ailleurs”.  Pour Fritz MICHEL, âgé de 78 ans, cultivateur depuis 58 années, le manque d’eau est également la source du problème.  “En dépit de tout, j’ai l’habitude de récolter soit de 300 à 350 marmites de petit-mil après en avoir planté deux marmites ; soit de 200 à 250 marmites de maïs en ayant planté deux marmites”, nous-a-t-il déclaré.  En outre, il a dit pouvoir en récolter plus s’il y avait plus d’eau pour mouiller à temps les jardins.

L’alternative…

D’après de telles affirmations et notre observation, il nous est donné à comprendre que plusieurs facteurs sont explicatifs de cette situation: le manque d’eau, l’absence de matériels agricoles modernes, l’absence de lois pouvant encourager l’investissement dans ce domaine…  Alors, il faut des politiques publiques visant le développement du secteur agricole.  Celles-ci auraient comme points saillants: 1- Le renforcement et l’augmentation des systèmes de pompage pour remédier au manque d’eau; 2-L’ irrigation de grands canaux pour une grande distribution des eaux; 3- Le reboisement, après étude, de certains espaces clés pour alimenter la nappe d’eau souterraine; 4- La distribution organisée et contrôlée de grands matériels agricoles aux associations de planteurs pour des besognes en un temps record; 5- Des lois sur la question foncière pour éviter, prévenir tout conflit susceptible d’être préjudiciable à une bonne exploitation de ces terres; 6- Des lois sur les risques liés à l’investissement dans le secteur pour encourager les filles et fils d’Anse-Rouge vivant tant en Haïti qu’à l’étranger à y investir leurs moyens pécuniaires; 7- La modernisation de la question des marais salants et de la pêche; 8- Des mécanismes pour inciter les ONGs se disant oeuvrer contre l’insécurité alimentaire à y conformer leurs projets; 9- L’ asphaltage de la tronçon de route Gonaïves-Anse-Rouge.

En effet, l’exploitation efficiente, à bon escient de ces sols excessivement fertiles, de ces nombreux salins et de la pêche permettrait aux Anse-Rougiens.ennes non seulement de se rassasier, mais aussi de se faire une bonne santé économique.  Outre cela, l’assiette fiscale de l’État haïtien serait magnifiée.  Oui, Anse-Rouge, avec ses 434, 4 Km2 et sa population de 43 945 habitants (depuis 2015), renferme suffisamment de terre pour nourrir ses progénitures, pour exporter vers d’autres régions du pays, voire du monde.  En d’autres mots, disons-le sans borborygmes, répétons-le  clairement: À côté des communes du Bas-Artibonite qui pourraient produire du riz jusqu’à pouvoir en exporter pour la bonne santé de notre économie, il y en a d’autres qui, comme Anse-Rouge, au niveau du Haut-Artibonite, pourraient fournir du maïs et du petit-mil enclins à l’exportation pour notre économie également.  Ce n’est pas du fantasme, ni du dithyrambe!  Oui, cela est possible lorsqu’on tient compte du fait que deux marmites de maïs ou de petit-mil sont plantées sur moins d’un hectare de terre.  Oui, cela est possible parce qu’il faut 3 mois pour récolter du maïs et du petit-mil.  Voilà qui permettrait 3 récoltes au moins par an.

État et bourgeoisie : un mariage qui tue la paysannerie  

À nous autres, citoyens.ennes responsables, de nous battre de toutes nos forces, même au prix de nos vies pour un État se mettant au service de tous les enfants de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, d’Henri Christophe, de Claire Heureuse, de Catherine Flon…

Il importe de mentionner que le développement d’un secteur d’activité requiert un plan global, un plan prenant en compte ses hauts et ses bas; bref, un plan qui en tient compte dans toute son acuité. Cela étant, il est compris que les politiques publiques sur  le secteur en question viseraient le plein essor de celui-ci pour le pays dans son entier, lesquelles politiques publiques tiendraient compte d’Anse-Rouge.  Malheureusement, les autorités de l’État ne songent pas à cela, à des affaires aussi importantes pour nous autres haïtiens.ennes.  Bien au contraire, dans leur connivence avec la “bourgeoisie”, elles mettent en application des décrets portant la création des zones franches dans les régions les plus productives.  Le dernier en date est celui concernant la localité de Savane Diane, non loin de Saint-Michel de l’Attalaye, dans l’Artibonite.  Donc, il paraît clair qu’il s’agit d’un État conçu, façonné pour servir les plus nantis, pour les enrichir davantage.  Il n’ y a aucun projet de développement réel, donc, aucun projet d’aide réel aux paysans.annes pour les sortir du bourbier, des gouffres du sous-développement éhonté.  Que faire alors? À nous autres, citoyens.ennes responsables, de nous battre de toutes nos forces, même au prix de nos vies pour un État se mettant au service de tous les enfants de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, d’Henri Christophe, de Claire Heureuse, de Catherine Flon…

En définitive, nous vous préconisons illico, vous qui avez en tête de vous candidater soit à la députation, soit au sénat de la République, l’élaboration des projets de lois, des projets de développement du secteur de l’agriculture pour le pays à part entière.  Nous autres, au niveau de la société civile, nous allons exercer pas mal de pressions, dès votre arrivée au parlement, pour  l’obtention de votes favorables à la transformation de ces derniers en lois, à leurs mises en application.  Ainsi la vocation agricole d’Haïti, dont on parle souvent, se concrétisera-t-elle pour notre bien-être.

Francky BRUTUS (Roberto)

Étudiant mémorand en sociologie à la Faculté des Sciences Humaines (UEH)

Membre de l’Organisation des Jeunes Progressistes d’Anse-Rouge(OJPA)

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Opinion

Construction d’un mur sur la frontière haïtiano-dominicaine, Michelet Nestor écrit au président dominicain

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Une île, deux pays et un mur

Nous avons été malheureusement surpris lorsque le président de la République dominicaine, Luis Abinader, a annoncé la construction d’un mur de plus de 300 kilomètres pour diviser artificiellement deux pays qui partagent la même île et des siècles d’histoire. Ces dernières années, un sentiment xénophobe et raciste s’est développé dans ce pays frère; sentiment qui met à rude épreuve les relations bilatérales et empêche une réflexion commune sur des stratégies pour résoudre les problèmes que nous partageons, tels la migration illégale, la déforestation, la contrebande, et tant d’autres.

Étonnamment, le président Abinader annonce que le financement de la construction de cette muraille sera entièrement assuré par  son pays. Une construction qui alourdirait le fardeau fiscal des citoyens dominicains, tout en laissant de côté les véritables problèmes qui les rongent.

Comme nous l’avons mentionné précédemment, la xénophobie et le racisme ont fait des migrants haïtiens le bouc émissaire de tous les problèmes dont souffre la République voisine. Nos frères et sœurs sont blâmés pour la criminalité élevée, le trafic de drogue, la contrebande, la migration illégale, les vols, etc. S’il est vrai qu’il peut y avoir des Haïtiens qui causent des problèmes dans le pays voisin, il est également vrai qu’ils sont une minorité et que, bien sûr, les dominicains participent également à commettre des meurtres, des vols et d’autres actes criminels.

L’idée de construire un mur ne peut être vue comme autre chose qu’une offre politique fantaisiste du gouvernement de cette nation sœur, tout en mettant en question les capacités exécutives de cette administration concernant un tel projet. 60% de la population de la République dominicaine vivent dans la pauvreté, et en faisant mention de l’état désirable de différents services publics pour hisser la République Dominicaine au rang des pays développés. Le président Abinader a des obligations plus immédiates et plus pressantes envers son peuple.

Concernant les relations avec Haïti, nous voulons faire une série de propositions qui, nous en sommes convaincus, profiteront aux peuples des deux nations.

Une façon de régulariser le problème des frontières est de procéder à la signature d’un accord de libre-échange entre les deux pays. Il ne faut pas oublier qu’après les États-Unis, Haïti est le deuxième partenaire commercial de la République Dominicaine et vice versa. Il existe une base de départ pour développer davantage cette relation commerciale qui favorise grandement le peuple voisin.

En outre, la mise en place d’une identification aux frontières pour les citoyens des deux pays favoriserait un transit gratuit qui, sans aucun doute, serait d’un immense avantage pour l’île. En outre, cela contribuerait à un rapprochement des deux cultures, à surmonter les problèmes séculaires et à accroître la confiance entre les deux peuples.

Déjà lors du tremblement de terre de 2010, la République Dominicaine a montré sa solidarité envers Haïti en envoyant toutes sortes d’aide pour aider à atténuer la crise. En outre, il a servi de centre d’opérations pour les groupes de secours qui sont arrivés de différentes parties du monde.

Partager le même espace géographique engage les deux pays à rechercher des actions communes pour maintenir un environnement menacé par la déforestation et le réchauffement climatique. Des politiques communes visant à résoudre ces problèmes environnementaux permettraient de retrouver un développement durable dans toute l’île et que l’action d’un pays cesse d’être une menace pour l’autre.

Depuis cette plateforme, j’appelle le Président dominicain à œuvrer ensemble avec les autorités haïtiennes pour des solutions communes à des problèmes communs. Ce n’est pas par des actions unilatérales, voire irréalisables, que des progrès peuvent être émergés, mais plutôt à partir de la construction d’un modus vivendi propice au développement conjoint de nos sociétés. La régularisation des échanges commerciaux entre les deux pays peut aider à mettre de l’ordre et ainsi éviter que notre frontière soit perméable aux groupes criminels des deux pays.

Le développement de nos villes frontalières contribuera à former des pôles de développement dans lesquels nous pourrons construire en synergie des projets collaboratifs qui font converger le meilleur des deux sociétés, nous aidant du coup à lutter contre la pauvreté et à doter nos peuples des infrastructures nécessaires pour une meilleure qualité de vie.

Monsieur le Président, un mur ne construira pas deux îles. Les murs appartiennent au passé. Ce qui fait bouger le monde en ces temps de mondialisation, c’est la coopération et non l’isolationnisme. Un mur nécessite de nombreuses ressources pour sa construction; ressources qui pourraient être très utiles à des besoins plus pressants et vitaux. En outre, le mur nécessitera, pour être efficace, une surveillance permanente de la part des forces armées qui ont des choses plus importantes à faire en matière de défense que l’entretien d’un mur.

Une fois de plus, Monsieur le Président, le rêve du XXIe siècle pour notre île est une communauté de deux nations dont les sociétés grandissent et se développent dans cet espace géographique partagé que nous sommes obligés de protéger et de promouvoir. Agissons en tant que leaders de ce siècle qui exige de l’être humain une meilleure compréhension de son environnement et un plus grand engagement en faveur du développement harmonieux et soutenu de la société dans un processus durable.

Michelet Nestor

Leader du Mouvman Rèv Ayisyen

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Actualités

La marche vers le 7 février 2021 fait ressortir davantage les ressemblances entre le pouvoir et l’opposition

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Depuis que la question du mandat du président fait débat, la Constitution, surtout les articles tablant sur les mandats des élus, est utilisée à tort et à travers. Le pouvoir à tout prix donne lieu à des interprétations les unes plus bizarres que les autres. Dépendamment du clan en question, la Constitution a un sens différent. Et les articles disent parfois des choses complètent différentes de ce que le législateur dit.

Peut-être qu’il s’agit de l’herméneutique du droit. Mais une question se pose : est-ce que l’interprétation permet de tout supposer et de tout dire ? La Constitution ne devrait-elle pas être le pacte juridique sur lequel nous tablons tous pour aborder la réalité sociale, politique et administrative ?

Derrière ce Cheval de Troie juridique cache la démagogie des clans qui s’investissent dans le pouvoir à tout prix en oubliant le fondement même de l’intérêt général et les principes réagissant le fonctionnement de la société. Chacun son argument. Mais au lieu de faire progresser le débat politique, cela plonge le public dans une confusion. L’idée est de renforcer les points d’ombres au lieu de les éclairer.

Le pouvoir en place utilise un article. L’opposition utilise un autre. Tout en oubliant que la Constitution est un tout et que chaque article constitue un élément qui prend sens à l’intérieur de l’ensemble.  

Pour se camoufler, le président de la République eut à dire que : c’est un élu qui doit être remplacé un élu ; alors qu’il a procédé à la nomination des agents intérimaires à la tête des mairies en remplaçant des élus locaux. Pendant qu’il lui revient la charge d’organiser les élections. Le président Jovenel Moise en s’attachant à son mandat qu’il n’arrête de clamer sa fin en 2022 s’était empressé, lundi 13 janvier 2020 à minuit deux, de déclarer la caducité du parlement.

L’opposition, quant à elle, soutient et maintient en vertu de l’article 134-2 que le mandat du président Jovenel Moise prendra fin 7 février 2021. Alors que la nécessité n’a jamais été ressentie du côté de l’Assemblée nationale de convoquer le président élu de venir prêter et qu’il n’a pas besoin d’attendre le 7 février 2017. Même l’équipe du président n’a pas pris la peine de lui lire la Constitution sur laquelle il a prêté serment en jurant de la respecter et de la faire respecter. On dirait que le président a prêté serment sans vraiment lire la Constitution.  

Chaque groupe fait appel à la constitution quand la situation lui est favorable. L’enjeu est que l’opposition et le pouvoir en place partagent les mêmes fondements de la politique. Ce sont deux cabris made in tomazo. Même s’ils empruntent des chemins différents, ils aboutissent au même primat politique : celui de bénéficier de l’ingérence de la communauté internationale au profits de leurs propres intérêts en occultant la question de l’intérêt collectif.

Les acteurs politiques ne sont aucunement légalistes. Chaque groupe s’assure que la démagogie se fait en ses propres intérêts. D’ailleurs, l’opposition qui n’a cessé de critiquer l’Organisation des États Américains (OEA) pour son support au pouvoir PHTK, cherche désespérément l’accord de cet organisme pour l’aider à préparer une transition pour assurer l’après-Jovenel.

Dans une correspondance samedi 2 janvier 2021 adressée au secrétaire général de l’OEA, Louis Almagro, les organisations politiques membres de la Direction politique de l’opposition avaient demandé au secrétaire de supporter la logique d’une transition le 7 février 2021. « Les partis et regroupements politiques sont en train de préparer l’après-Jovenel : la marche inévitable vers la transition. Ils dénoncent de toutes leurs forces le mépris envers le peuple ayitien. Le 7 février 2021 sonnera le glas de ce régime tyrannique, sanguinaire. À partir de cette date, débutera en Ayiti une ère nouvelle. Au nom des principes démocratiques, l’OEA se doit d’apporter sa contribution sans faille », lit-on dans la correspondance de l’opposition.

Depuis quand l’OEA s’investit dans la démocratisation des petits pays – pays périphériques dépendants – où l’organisation matérialise son hégémonie ? De quels principes démocratiques s’agit-il ? En quoi les organisations internationales travaillent-elles au profit des principes dits démocratiques ?  

Fidèle à un pouvoir qui l’a soutenir dans le raz-de-marée américain contre le Venezuela de Nicolas Maduro, Louis Almagro a rejeté la demande de l’opposition. Le secrétaire réaffirmait son soutien à l’organisation des élections pour renouveler le personnel politique ; signe de la revitalisation de la démocratie en Ayiti. À rappeler que c’est l’OEA qui a donné naissance au pouvoir PHTK en 2011.

Pourquoi solliciter l’aide de l’OEA pendant que l’on critique l’ingérence de cette institution dans les affaires internes du pays ? N’est-ce pas là de l’incongruence, de l’indécence et de l’inconséquence ? L’appel à l’OEA ne traduit-il pas une légitimation de l’ingérence ?

Les acteurs politiques ayitiens veulent avoir leur blanc pour les aider à réaliser leur plan machiavélique. Il n’y a aucun problème avec l’ingérence, mais plutôt avec la position de l’étranger (du blanc) en ce qu’elle est en faveur d’un clan. L’idée est de pactiser avec le diable pour notre bien-être, et ce, advienne que pourra.

Pendant que l’opposition tâtonne et réclame la transition, le pouvoir en place fonce vers les élections.  

Ce jeudi 7 janvier 2021, le Conseil électoral provisoire du président Jovenel Moise vient d’annoncer son calendrier pour la réalisation des élections locales, législatives et présidentielles. Selon le calendrier du Cep contesté, d’ailleurs il faut souligner que tous les CEPs depuis 1988 ont toujours été contestés, les élections devraient avoir lieu le 19 septembre 2021 pour le premier tour, le 21 novembre pour le deuxième tour. Les résultats définitifs devraient être publiés le 22 janvier 2022.  

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