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Justice-Faits Divers

NOUS AVONS BESOIN DE LA JUSTICE POUR ATTEINDRE LA PAIX

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la voix de l'amérique interview

Insertion demandée
Michelet Nestor,

Notre nation a vécu des moments de choc au cours de ces derniers mois. Le cri du peuple haïtien traduit un cri pour la dignité humaine. Laquelle dignité ayant pour pavillon ou pierre inaugurale la justice sociale comme matérialisation ou plénitude des fondements ontologiques de l’être humain.

Les gens protestent pour de meilleures conditions de vie. Ils revendiquent le droit de vivre comme des humains. Mais le grand problème de notre pays est le pouvoir judiciaire. Dans une démarche institutionnelle, toute institution est placée au sein d’une formation sociale pour répondre à des besoins, pour résoudre des problèmes auxquels font face les membres de ladite formation.

Or, en Haïti depuis des lustres, le pouvoir judiciaire ne répond plus à sa fonction principale, celle de garantir une justice équitable afin de favoriser l’harmonie sociale. Si Montesquieu parlait, dans son positivisme primitif, de séparation des trois pouvoirs, il a hormis de dire que dans la réalité politique concrète, le pouvoir exécutif, surtout l’avalanche démocratique, plane sur les pouvoirs d’État et du coup entérine l’exercice institutionnel, social et politique des deux autres pouvoirs.

En Haïti, c’est l’Exécutif qui a le monopole de nommer des juges, de publier les lois votées par le Parlement. D’ailleurs, la situation montre bien que l’exécutif refuse parfois de nommer les juges en temps prévu et nécessaire, et même de publier certaines lois votées par le pouvoir législatif. L’on peut dire que tout passe par l’exécutif, qui à notre avis, consiste l’un des grands problèmes de notre Haïti. Cela empêche aux autres pouvoirs d’avoir les marges nécessaires dans l’exercice de leur fonction. Mais le pouvoir le plus touché par cette dynamique est le judiciaire. C’est lui qui constitue l’intérêt de ces quelques lignes. Pour nous faire comprendre dans la mesure du possible, nous prendrons pour fait la corruption entendue comme une véritable maladie du le corps social haïtien. La corruption, de quoi s’agit-il?

Dans un sens classique, la corruption est un vol organisé par des gens ou des institutions en détournant l’argent et en faisant autre chose avec cet argent pour lequel il a été décaissé. Toutefois, il faut distinguer la corruption de certains gens qui permettent de mesurer l’inachèvement, les imperfections, les failles des structures étatiques et qui, in fine, traduisent l’absence d’adhésion aux valeurs d’intérêt public, et la corruption de l’État ou de ses structures qui se trouvent pris dans des réseaux d’intérêts privés et souvent criminels (Sonia Dayan-Herzbrun, 2015). Grosso modo, la corruption procède, comme nous dit Étienne Tassin, ” de l’appropriation de l’État par des intérêts économiques et de la puissance publique par des pouvoirs privés”. Cela explique d’un côté la dégénérescence internes des régimes, et de l’autre, l’altération de la puissance publique sous l’effet d’un détournement de ses missions d’intérêt général (Étienne Tassin, 2015).

C’est à ce délaissement de l’intérêt général pratiqué par l’État depuis des lustres que le peuple haïtien s’en prend à déclarer révolu, en manifestant contre des “hauts dignitaires de l’État” ayant participé au vol, à la dilapidation des fonds de la République.

Comme nous l’avons dit plus haut, les mouvements de protestation traduit une lutte pour la dignité humaine qui se construit dans une résistance face au mépris des classes dominantes et dirigeantes eu égard à l’intérêt général. Les citoyens et citoyennes réclament justice. Cela dit de mettre en prison toute personne responsable, impliquée dans la dilapidation des fonds publics, et en même temps de redistribuer ces fonds sous forme de projet social de développement. D’où la question de justice sociale.

Le vrai problème en Haïti c’est que l’institution judiciaire est dans l’incapacité de bien fonctionner, ou de fonctionner tout court. L’on n’a même l’impression qu’il y a toute une organisation sociale et juridique pour garantir la corruption. La première conséquence résulte du fait que la justice est pris dans un emmêlement avec les autres pouvoirs. Elle est dominée, piétinée par l’exécutif et le législatif qui paralysent son fonctionnement. Les balises, les lois pour combattre la corruption sont bel et bien figurées dans notre constitution. Mais l’application desdites lois constitue un cheval de Troie. C’est ainsi que devrait s’atteler toutes les auxiliaires de la justice afin de la rendre opérationnelle. Et à ce moment-là, l’on aboutira à une société plus ou moins égalitaire ou juste. Tant que le problème de la justice n’est pas réglé, toute initiative visant à combattre la corruption s’avère improductive. Aucun combat contre cette maladie ne donnera de résultats concrets.

Face à cette colère populaire, il n’y a que la justice qui puisse parvenir à rétablir la paix. Personnellement, il serait de bon ton, utile et nécessaire d’entamer le procès PetroCaribe. Malgré les différents éléments fournis par des institutions républicaines, la justice peine encore à s’immiscer, à s’y atteler, pendant que le peuple trépigne d’impatience de voir arriver le jour du procès. Le peuple trépigne d’impatience de voir arriver l’arrestation des personnes impliquées, et mieux encore la restitution de cet argent volé. Cela dit, sans la justice aucun processus de paix n’est possible au sein de la formation sociale haïtienne. Et que la justice sociale ne sera pas possible, tant que l’institution judiciaire ne combat pas l’impunité et la corruption. Comment demander à des gens de se taire, de ne pas être en colère, quand ils n’ont plus rien à manger, quand ils n’ont pas d’emploi, et pendant ce temps les dirigeants étatiques volent des fonds publics placés pour donner du service à la nation ? Sans la tenue du procès PetroCaribe comme pierre inaugurale de cette lutte, la situation continue et même risque d’envenimer. Alors il est plus qu’urgent que nécessaire que la justice prenne ses responsabilités envers la nation.

Nous avons besoin de la justice pour atteindre, arriver à la paix dans ce pays, trop longtemps pillé par les élites politiques, qui sont responsables de tous les maux de la société. Aujourd’hui, l’on a l’impression que notre classe politique ne semble pas avoir compris l’ampleur de la crise que nous traversons.

La corruption empêche à la majorité de la population d’avoir accès au minimum requis pour vivre. Elle pousse des personnes à vivre dans des conditions infrahumaines, donc elle empêche aux citoyens d’avoir une vie décente. La corruption engendre des mécanismes de déstructuration du pouvoir d’État, en faisant métamorphoser le public dans les méandres du privé.

Pendant des siècles notre peuple a été pillé. Les choix des élites politiques ont causé du tort à la nation. L’on peut prendre à juste titre l’acceptation du paiement d’une dette pour reconnaître l’indépendance d’Haïti. Au lieu de refuser une telle supercherie, le président Jean Pierre Boyer et consorts ont accepté de payer cette maudite dette qui a coûté très chère, surtout aux paysans. Des choix politiques, économiques ont même fragilisé l’agriculture haïtienne, autrefois principale ressource du pays. Les gens qui possédaient les moyens pour subvenir se voyaient obligés de migrer vers d’autres pays, ou bien de rester succomber dans la misère et la crasse. Alors qu’Haïti fut après l’indépendance, l’Eldorado pour beaucoup d’autres peuples dont Syriens, Libanais, etc. Maintenant, ce sont les Haïtiens qui se font humiliés partout dans le monde à la quête d’un mieux-être.

Cette justice que nous réclamons et qui se lit en dernier ressort justice sociale, vise à valoriser l’intérêt collectif, trop longtemps occulté au prix d’intérêts mesquins et d’enrichissement illicite et illégal.Ce faisant, nos héros et héroïnes de l’indépendance ont donné un exemple d’emancipation sans précédent dans l’humanité où tout le monde est égal en dignité et en droit lors de la révolution haïtienne.

Mais, la grande histoire d’Haïti a été souillée par les élites politiques d’aujourd’hui en pratiquant la corruption et l’impunité. Pratique qui oblige le peuple, les plus défavorisés du système actuel, à gagner les rues pour réclamer l’instauration d’une justice sociale.

Si les élites politiques font ce qu’elles veulent, si elles volent l’argent de la nation pour pouvoir leur enrichir, c’est parce que la justice ne remplit pas sa fonction. La faiblesse du pouvoir judiciaire donne la possibilité aux élites politiques et économiques d’établir un ordre mafieux. Généralement, elles utilisent la justice pour tenter de légitimer cet ordre mafieux.

Le dossier Petrocaribe donne un exemple parfait de ce type. Au lieu de se servir de ce programme pour développer le pays, les élites ont profité s’enrichir.

Des années plus tard après la signature de ce pacte entre divers pays de l’Amérique latine, dont Haïti, avec le Venezuela, nous nous sommes réveillés en Haïti devant une triste réalité où les élites politiques ont profité de leur enrichir des avantages offerts par le programme Petrocaribe. Des rapports sénatoriaux et de la Cour des Comptes ont prouvé que les ressources de ce programme ont été détournés par des “hauts dignitaires” de l’État haïtien.

C’est pourquoi le peuple exige que justice soit faite.
Le détournement de ce fonds est un défit grave pour un pays comme le nôtre qui a tant besoin de ressources. Cette corruption empêche l’élaboration de politiques publiques visant à satisfaire les besoins de base de la population tels que: santé, éducation, logement, eau potable, électricite, ect.

Le vol contre les necessiteux provoque leurs protestations, et celles-ci en retour engendrent des manifestations violentes.
Cette violence qui envahit nos rues ces derniers mois a de graves répercussions et consequences négatives sur l’économie nationale.
Certains pays ont même conseillé à leurs citoyens d’éviter Haïti à cause de la recrudescence de l’insécurité émanant de cette colère populaire.
Cette situation a beaucoup de conséquences néfastes sur plusieurs secteurs. Un autre impact directe concerne les projets d’investissements.
Il est très didfficile pour les entrepreneurs nationaux ou internationaux de se sentir en sécurité d’investir leurs ressources dans un pays rempli d’instabilité politique.

C’est pourquoi nous demandons justice, et qu’elle soit activée pour forcer les corrupteurs et les corrompus à répondre de leurs actes. En ce sens, les organes judiciaires doivent prendre l’initiative d’enquêter sur le dossier Petrocaribe. Les coupables de ce vol à la nation doivent sentir le poids de la loi. Les fonds doivent être restitués et ceux qui les ont appropriées doivent être tenus pour responsables, jugées et punis. C’est à ce moment qu’il sera possible de rétablir la paix.

Le sentiment d’indignation ne se calmera que lorsque ceux qui ont commis ces crimes contre l’argent du peuple soient punis..
Il est temps que les institutions du pays s’activent pour rendre Justice et que celle-ci ramene la Paix.

Me Michelet NESTOR, Av Spécialiste en Droit International des Affaires Entrepreneur

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Michelet Nestor à travers sa fondation vient en aide à La Gonâve

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Photo credit : Jordany Joseph (@dannyjoseph)

Face à une crise humanitaire qui sévit à l’île de La Gonâve, Michelet Nestor à travers sa Fondation Nestor pour le développement (FONED) vient en aide à des familles.

Les habitants de La Gonâve se retrouvent dans l’incapacité de s’approvisionner pour subvenir à leurs besoins, à cause de la crise sociopolitique actuelle qui sévit dans le pays. Pour faire face à une telle situation, un appel a été lancé sur les médias interpersonnels de masse, appelés couramment réseaux sociaux, pour venir en aide à cette population affamée, dépourvue des produits de première nécessité.

C’est à cet appel qu’a répondu, le samedi 19 octobre 2019, la FONED en se rendant à La Gonâve, plus précisément à Anse-à-Galets, en vue de distribuer des kits alimentaires. Environ 2 mille personnes ont été bénéficiaires de cette distribution.

Nou se Lagonav

Malgré les difficultés rencontrées au niveau de la circulation routière à cause des barricades, une délégation de la Fondation Nestor pour le développement, avec le slogan Nou se Lagonav s’est rendue sur les lieux pour accompagner et supporter la population gonâvienne pétrifiée par cette crise humanitaire.

Une clinique mobile.

Au cours de ce séjour, la FONED accompagnée de médecins a donné une assistance médicale à environ 500 personnes, dont 250 femmes, 200 garçons, 43 enfants ( 27 filles et 15 garçons) allant de 7 à 17 ans, à travers une clinique mobile.

Le Président directeur général de la fondation, Michelet Nestor, dit avoir poser cette action pour attirer l’attention des autorités sur la situation de l’île. Cette action, dit-il, est aussi un appel à tous ses compatriotes en vue de les inciter à venir en aide à cette population souffrante. Me. Nestor soutient par ailleurs qu’une telle situation ne peut pas et ne doit pas exister dans le pays. Il invite en ce sens le président de la République à prendre ses responsabilités afin d’éviter le pire. Me Nestor croit fermement qu’on peut détruire la misère si tout le monde y joue son rôle. L’on ne peut pas laisser Haïti traînée encore plus bas dans cette misère, a-t-il ajouté.

Don de deux motocyclettes à la PNH de l’île de La Gonâve

La Fondation en a profité pour faire un don de deux motocyclettes et de kits alimentaires à la Police de l’île qui travaille dans des conditions difficiles. À cet effet, l’inspecteur Vallière Jean Louis remercie et salue l’action de la Fondation, tout en indiquant que le commissariat n’avait qu’une seule véhicule et que les policiers sont dans l’incapacité de procéder à des arrestations dans une distance de 15 kilomètres par manque de moyens de transport. L’inspecteur souligne par ailleurs qu’ils sont parfois obligés d’accepter le paiement du transport de la part de la population, victime des actes de banditisme. Une situation, dit-il, inconcevable.

“Aider ses prochains est non seulement un acte de citoyenneté, mais aussi une action humaine sacrée”, soutient le PDG de la FONED, Michelet Nestor, un ancien agent II de la Police nationale.

Accident à Arcahaie (Anba Bannann)

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Michelet Nestor: 17 octobre doit être une journée de réflexion, de révolte, lutte et résistance

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La date de la disparition de ce grand héros national, Jean Jacques Dessalines, doit être une journée de réflexion, de lutte et de résistance, soutient Michelet Nestor, spécialiste en Droit international des affaires.

Une journée de lutte, de résistance et de révolte à la recherche de la dignité de l’être haïtien et de la souveraineté nationale noyées dans l’océan de l’incompétence de nos dirigeants irresponsables.

Nous devons faire un bilan, dans une approche historiographique, de nos deux siècles d’histoire en tablant sur le projet de société de la révolution haïtienne. Un projet de société qui garantissait l’égalité, la liberté de tous. Cette réflexion que nous devons faire aujourd’hui doit viser l’humanisme de la plus grande révolution de l’histoire de l’humanité, renchérit l’entrepreneur Michelet Nestor.
Une réflexion sur la liberté, l’autonomie, l’indépendance de notre chère Haïti piétinée par des puissances impérialistes en complicité avec nos dirigeants irresponsables.

L’entrepreneur appelle en ce sens tous les Haïtiens à puiser dans l’idéal dessalinien pour trouver les directives à donner au pays, déchiré aujourd’hui par des clivages, la haine, et surtout par la corruption. Cet idéal nous permettra, dit-il, d’instaurer un État-nation, un État de droit fort au profit de la nation. Un État qui est capable d’organiser la société, de fournir les services à tous, sans discrimination aucune, explicite M. Nestor.

17 octobre ne marque pas la mort de Dessalines, mais la disparition sous terre de ce grand homme qui a tant donné pour l’existence de cette nation. Ses grandes idées restent inégalables et indépassables, avance l’entrepreneur. 17 octobre, depuis 1806, marque plutôt la trahison, le déchirement, la fracture des différents groupes sociaux. Cela produit des clivages qui ne font qu’émietter, morceler le pays et c’est ce qui nous empêche de nous unir autour d’un rêve ou d’un idéal commun au profit de l’intérêt général. L’entrepreneur exhorte chaque Haïtien à prendre part à la reconstruction du rêve haïtien depuis la révolution haïtienne de 1803.

Michelet Nestor évoque à cet effet la grandeur, la responsabilité, la bravoure de l’empreur Jean Jacques Dessalines, l’un des plus grands de l’indépendance d’Haïti, comme une source d’inspiration qui devraient constituer le fondement de nos actions politiques envers notre nation.

En voulant éviter toute forme d’idéalisation du passé, Michelet Nestor suggère qu’on se renvoie à notre passé historique glorieux pour se ressourcer afin de faire jaillir la lumière de l’esprit et de l’intelligence nous permettant de bien diriger le pays.

Tant que la souveraineté nationale est piétinee. Tant que le bien-être, la liberté et l’égalité ne soient pas garanties. La révolte doit continuer. Nous devons unir nos forces dans cette lutte pour trouver notre dignité en tant que peuple, soutient Michelet Nestor.

Faut rappeler que Jean Jacques Dessalines, premier Chef d’État haïtien et grand héros de l’indépendance haïtienne, a été assassiné le 17 octobre 1806.

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“La manifestation des artistes” : un signe de la fin des temps.

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Notre culture de radicalisation politique rend difficile toute possibilité d’ échanges entre le pouvoir et les oppositions. En effet, Isolé des artistes, des écrivains, des églises, des organisations de la société, de la classe politique, de la majorité de la population, le Président Jovenel Moise, face à la difficulté de faire fonctionner l’administration publique doit être conscient que sa marge de manœuvre se réduit chaque jour. Dans les circonstances actuelles, a – t – il les moyens pour remonter cette pente glissante? D’ ou viendra ce secours?

Il ne faut pas dire non. En politique, la marge de manœuvre n’ est jamais nulle mais faut-il que l’ acteur en soit conscient et ose s’ en servir.

Le Président Jovenel à des atouts mais la situation est extrêmement difficile. Même avec le soutien de l’ organisation mondiale, il ne peut pas continuer à diriger s’ il ne peut pas amener l’ opposition à dialoguer. Le mécontentement est général et se grossit chaque jour. En fait, ce n’ est pas l’ opposition qui est le véritable problème du Président, c’ est cette foule de mécontents qui sonnent la fin de ce système moribond et qui décident de l’ abolir. Hier, les artistes haïtiens ont marché sur Port – au – Prince. Le message est clair : personne n’ est maitre de la contestation populaire. Tout le monde s’ y mêle; dès lors, il n’ y a plus de marche arrière. Ce qui s’ est passé hier doit contraindre la communauté internationale à une nouvelle réflexion, à une autre considération, à une autre lecture de la situation politique haïtienne. Port – au – Prince brûle.

Du coté du Président Jovenel Moise, il y a matière à réfléchir. Le Président est contesté dans l’ effectivité de son pouvoir aussi bien que dans sa légitimité.

A l’ échelle nationale, sans qu’on puisse parler d’ échec total, la possibilité d’un dialogue entre les protagonistes est difficile. La communauté internationale, qui jusqu’à présent soutient le Président Jovenel Moise avait sous estimé le mouvement de l’ opposition et le mécontentement affiché des citoyens. Elle dit qu’elle le soutient mais on ne voit pas, en quoi cet appui lui permet – il de s’ attaquer à certains problèmes qui mettent à mal son administration. Les maîtres de la globalisation sans frein du marché laissent le Président Jovenel Moise cuir dans son jus face à un peuple à bout de bout et à bout de souffle. Le marché n’ a pas de cœur. Le coeur du marché, c’ est le profit sans fin.
Haiti a terriblement faim. Ces affamés n’ entendront pas raison. Ce sont les créatures de la violence structurelle de l’ État, des classes dominantes et dirigeantes. Elles ne font que réagir devant une plus grande violence. Cette domination arrogante des classes dominantes va entrainer plus de résistances, donc plus de violences, tant qu’on maintient ce système en place.

Mais la transition qu’on annonce facile, avec cette formule ôte toi pour que je m’ y mette se révèlera plus laborieuse, malaisée et, dans certains cas porteuse de menaces plus que de promesses. Car, les sortants ne sont pas tous ceux qui sont à l’ intérieur; mais ils sont aussi parmi ceux qui se battent pour y rentrer.

Tout l’ enjeu de la transition est de savoir : comment faire sortir les sortants, sans répéter les erreurs de 1986 et de 2004 ?

C’ est une question à laquelle je n’ ai pas de réponse. Je n’ y ai pas assez réfléchi. Il se peut qu’il en ait parmi nous ceux qui soient tentés de le résoudre. La balle est désormais dans votre camps.

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