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“Priye pou Grégory ! Femen sekey la ! Kite’l ale”

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C’est pour la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un étudiant est exécuté à l’enceinte d’une faculté alors qu’il réclamait son droit au travail et à la vie. On profane un haut-lieu du savoir. Le pouvoir devient de plus en plus irresponsable, comme le sont ses supporteurs inconscients. On veut purement et simplement anéantir l’autorité du savoir.

Les intellectuels de notre nation digne de leur nom ne doivent pas abandonner les jeunes comme des capitaines qui fuient leurs soldats blessés sur le champ de bataille. La solidarité s’impose.

Grégory est tombé sous les balles assassines d’un agent de l’ordre, chargé de protéger les vies. La vie n’est plus sacrée, même pour ceux qui ont reçu la mission de la faire respecter.

Baignant dans son sang pendant plus de cinq heures sur la cour de l’École normale supérieure, aucun employé du Centre ambulancier national n’est venu à son secours. Aucun soin ne lui a été prodigué. Abandonné comme un chien sans maître, il a fini par rendre l’âme sous les yeux impuissants de ses camarades atterrés. Quel triste sort que celui réservé à la jeunesse d’un pays ! Quelle horrible tragédie humaine que celle de la disparition de ce jeune universitaire, cette semence de l’espoir. Il est parti avec toute l’envie de vivre, après avoir courageusement refusé les malheurs qui lui ont été imposés.

Cette scène d’horreur est celle de la décadence d’une société déchue, sans humanité. L’horreur des jours va se succéder avec son cortège de morts.

Si rien n’est fait dans l’immédiat pour stopper cette machine infernale, d’autres étudiants et professeurs connaîtront le même sort tragique. Il ne fait aucun doute que pour lui et pour tous ceux qui ont été froidement exécutés, l’enquête va se poursuivre et plus rien. Dans une société d’arbitraire et d’impunité, l’État de droit ne peut exister. Aussi devient-il contradictoire d’exiger que la justice soit rendue. Trop de morts, trop de personnes assassinées sans pouvoir espérer qu’un jour justice soit rendue à leurs familles.

Cessez de pleurer quand il n’ y a plus de larmes à verser ! Protestez ! Crachez votre sainte colère ! Dressez la liste des victimes et postez-la à l’adresse des génocidaires et des assassins en attendant que l’État de droit revienne ! Portez le deuil jusqu’à la victoire finale !

“Kite l ale” ne veut pas dire qu’on accepte ce tragique événement avec docilité. “Laissez-le partir” est, pour nous, une façon d’affermir notre espérance dans la rédemption prochaine de notre petite patrie qui doit donner à chacun de nous et à moi-même, une raison de croire, d’espérer. Retrouvons le souffle de nos ancêtres et celui de tous les martyrs !

“Prye pou Grégory, Kite l ale!”. Ramassons le drapeau !

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La marche vers le 7 février 2021 fait ressortir davantage les ressemblances entre le pouvoir et l’opposition

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Depuis que la question du mandat du président fait débat, la Constitution, surtout les articles tablant sur les mandats des élus, est utilisée à tort et à travers. Le pouvoir à tout prix donne lieu à des interprétations les unes plus bizarres que les autres. Dépendamment du clan en question, la Constitution a un sens différent. Et les articles disent parfois des choses complètent différentes de ce que le législateur dit.

Peut-être qu’il s’agit de l’herméneutique du droit. Mais une question se pose : est-ce que l’interprétation permet de tout supposer et de tout dire ? La Constitution ne devrait-elle pas être le pacte juridique sur lequel nous tablons tous pour aborder la réalité sociale, politique et administrative ?

Derrière ce Cheval de Troie juridique cache la démagogie des clans qui s’investissent dans le pouvoir à tout prix en oubliant le fondement même de l’intérêt général et les principes réagissant le fonctionnement de la société. Chacun son argument. Mais au lieu de faire progresser le débat politique, cela plonge le public dans une confusion. L’idée est de renforcer les points d’ombres au lieu de les éclairer.

Le pouvoir en place utilise un article. L’opposition utilise un autre. Tout en oubliant que la Constitution est un tout et que chaque article constitue un élément qui prend sens à l’intérieur de l’ensemble.  

Pour se camoufler, le président de la République eut à dire que : c’est un élu qui doit être remplacé un élu ; alors qu’il a procédé à la nomination des agents intérimaires à la tête des mairies en remplaçant des élus locaux. Pendant qu’il lui revient la charge d’organiser les élections. Le président Jovenel Moise en s’attachant à son mandat qu’il n’arrête de clamer sa fin en 2022 s’était empressé, lundi 13 janvier 2020 à minuit deux, de déclarer la caducité du parlement.

L’opposition, quant à elle, soutient et maintient en vertu de l’article 134-2 que le mandat du président Jovenel Moise prendra fin 7 février 2021. Alors que la nécessité n’a jamais été ressentie du côté de l’Assemblée nationale de convoquer le président élu de venir prêter et qu’il n’a pas besoin d’attendre le 7 février 2017. Même l’équipe du président n’a pas pris la peine de lui lire la Constitution sur laquelle il a prêté serment en jurant de la respecter et de la faire respecter. On dirait que le président a prêté serment sans vraiment lire la Constitution.  

Chaque groupe fait appel à la constitution quand la situation lui est favorable. L’enjeu est que l’opposition et le pouvoir en place partagent les mêmes fondements de la politique. Ce sont deux cabris made in tomazo. Même s’ils empruntent des chemins différents, ils aboutissent au même primat politique : celui de bénéficier de l’ingérence de la communauté internationale au profits de leurs propres intérêts en occultant la question de l’intérêt collectif.

Les acteurs politiques ne sont aucunement légalistes. Chaque groupe s’assure que la démagogie se fait en ses propres intérêts. D’ailleurs, l’opposition qui n’a cessé de critiquer l’Organisation des États Américains (OEA) pour son support au pouvoir PHTK, cherche désespérément l’accord de cet organisme pour l’aider à préparer une transition pour assurer l’après-Jovenel.

Dans une correspondance samedi 2 janvier 2021 adressée au secrétaire général de l’OEA, Louis Almagro, les organisations politiques membres de la Direction politique de l’opposition avaient demandé au secrétaire de supporter la logique d’une transition le 7 février 2021. « Les partis et regroupements politiques sont en train de préparer l’après-Jovenel : la marche inévitable vers la transition. Ils dénoncent de toutes leurs forces le mépris envers le peuple ayitien. Le 7 février 2021 sonnera le glas de ce régime tyrannique, sanguinaire. À partir de cette date, débutera en Ayiti une ère nouvelle. Au nom des principes démocratiques, l’OEA se doit d’apporter sa contribution sans faille », lit-on dans la correspondance de l’opposition.

Depuis quand l’OEA s’investit dans la démocratisation des petits pays – pays périphériques dépendants – où l’organisation matérialise son hégémonie ? De quels principes démocratiques s’agit-il ? En quoi les organisations internationales travaillent-elles au profit des principes dits démocratiques ?  

Fidèle à un pouvoir qui l’a soutenir dans le raz-de-marée américain contre le Venezuela de Nicolas Maduro, Louis Almagro a rejeté la demande de l’opposition. Le secrétaire réaffirmait son soutien à l’organisation des élections pour renouveler le personnel politique ; signe de la revitalisation de la démocratie en Ayiti. À rappeler que c’est l’OEA qui a donné naissance au pouvoir PHTK en 2011.

Pourquoi solliciter l’aide de l’OEA pendant que l’on critique l’ingérence de cette institution dans les affaires internes du pays ? N’est-ce pas là de l’incongruence, de l’indécence et de l’inconséquence ? L’appel à l’OEA ne traduit-il pas une légitimation de l’ingérence ?

Les acteurs politiques ayitiens veulent avoir leur blanc pour les aider à réaliser leur plan machiavélique. Il n’y a aucun problème avec l’ingérence, mais plutôt avec la position de l’étranger (du blanc) en ce qu’elle est en faveur d’un clan. L’idée est de pactiser avec le diable pour notre bien-être, et ce, advienne que pourra.

Pendant que l’opposition tâtonne et réclame la transition, le pouvoir en place fonce vers les élections.  

Ce jeudi 7 janvier 2021, le Conseil électoral provisoire du président Jovenel Moise vient d’annoncer son calendrier pour la réalisation des élections locales, législatives et présidentielles. Selon le calendrier du Cep contesté, d’ailleurs il faut souligner que tous les CEPs depuis 1988 ont toujours été contestés, les élections devraient avoir lieu le 19 septembre 2021 pour le premier tour, le 21 novembre pour le deuxième tour. Les résultats définitifs devraient être publiés le 22 janvier 2022.  

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Ayiti-insécurité : l’indignation de la population, une tempête dans un verre d’eau

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Les groupes armés jouissant de la défection de l’Etat continuent d’imposer leur loi à la population. Pendant que l’Etat s’endorme en bouffant les taxes chèrement payés par la population, les bandits, quant à eux, travaillent sans relâche pour la terroriser.

Il ne passe pas un jour sans que des gens ne se fassent kidnappés, torturés et tués. Les cris des familles victimes résonnent dans toute la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Ce port au crime nous parfume avec l’odeur des cadavres. Comme si Hadès était à la croisée des chemins, attendant que Libitine vienne le servir de corps d’innocents dans son horrible sanctuaire. Les montres pavanent dans les rues en plein jour. Le crime devient le quotidien amer d’une population désespérée, surtout “inconsciente” de sa propre situation. La zombification semble envahir l’esprit des vivants.

Chaque coin de rue trace un ruisseau de sangs. Et Port-au-Prince, la capitale du crime, devient la ruée des morts ambulantes, attendant que les bandits fassent leur job, celui de les mettre des balles en pleine tête, ou en plein cœur, sous les regards complices de l’Etat. Vivre apparait comme une tragédie d’Homère ou un dilemme cornélien. Même en étant plus imaginatif possible, Shakespeare aurait du mal à trouver de mots pour mettre sur cette tragédie quotidienne.

Dans l’effervescence du désarroi, la peur habite le ventre des pauvres gens devant la toute-puissance des gangs qui chantent le De profundis d’une société en détresse incapable d’invoquer Zeus pour demander secours. Dans l’indifférence la plus totale, l’indécence étatique éclaire les côtés sombres et sanguinaires de nos responsables irresponsables. L’Etat constate la mort de plusieurs personnes, sans pouvoir faire quelque chose, sinon faire des tweets pour exprimer leur mécontentement. Quel mécontentement ! Ou plutôt, quel engagement numérique ! Avec les tweets, l’on marche dans la vallée des bandits, l’on ne craint aucune balle. Quelle assurance !!! On est sauvé.

Même dans sa course quotidienne, l’ange de la mort ne nous fracasse pas, si seulement il consulte Twitter pour voir le dévouement de nos vaillants chefs qui attendent l’éternité pour le coincer.

Face à la complicité de l’Etat ayitien, la société préfère se plonger dans l’inaction, peut-être par peur d’être terrassée par les balles assassines, ou peut-être parce que la vie est trop précieuse pour une cause perdue d’avance.

Trop soucieuse de sa misérable vie, la population manifeste en grande pompe sur les réseaux sociaux, en dénonçant avec des publications exprimant leur extrême indignation. Par-dessus tout, leur révolte. Révolte numérique. De la pure nouveauté. Entachée de sectarisme, cette révolte numérique s’enlise dans une indignation sélective. Chaque vie n’a pas la même valeur aux yeux des clans en question. Chaque clan proteste et affiche son désenchantement au crime, lorsque l’un d’eux est touché. Indignation sélective.

Peut-être que la révolte numérique allait accoucher un résultat, comme ce fut le cas pour le dossier PetroCaribe.  En tout cas, l’indignation de la population ressentie au travers des réseaux sociaux n’a encore ébranlé ni les autorités étatiques, ni les rois de la jungle (groupes armés).

Dans cette caverne où l’illusion se confond avec la réalité, il n’y a qu’un Poséidon qui puisse nous aider à traverser le fleuve du Styx. Sinon la tempête saccage uniquement le verre. Et la montagne ne fait qu’accoucher d’une souris.

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Football : Maradona est mort des suites d’un arrêt cardiaque

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Le champion du monde de 1986, Diego Maradona, est mort ce mercredi 25 novembre 2020 des suites d’un arrêt cardiaque, annoncent des médias argentins.

L’ancienne gloire de la sélection argentine qui sortait victorieux d’une opération à la tête s’en va aujourd’hui pour l’éternité à l’âge de 60 ans.

Le génie du ballon rond est décédé dans sa maison de repos à Tigre, province de Buenos-Aires, quelques jours après cette opération. Surnommé « El Pibe de Oro », Maradona est considéré comme l’un des plus grands joueurs du football. Il a été figuré dans l’équipe mondiale du XXe siècle.

Toutefois, si sa carrière de joueur l’a si bien réussi en club qu’en sélection, sa carrière d’entraineur est tout à fait différente. Le genie du football a passé pratiquement deux ans à la tête de la sélection d’Argentine sans apporter aucun titre à l’équipe. Nommé entraineur le 28 octobre 2008, Diego Maradona a été forcé de quitter la direction de la sélection après sa lourde défaite face à l’Allemagne en quart de finale (0-4) en Coupe du Monde de 2010.

Par ailleurs, de 2019 à 2020, il fut entraineur de Gimnasia La Plata, un club argentin. Le milieu offensif a évolué en Argentine (Boca Junior), en Espagne (Barcelone) et en Italie (Naples).

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